Archives pour la categorie ‘japon’

Faire financer des animes par le public, une bonne idée?

En ce moment quelque part en Californie, les employés et le patron d’un studio de développement de jeux vidéo n’ont qu’un immense sourire à afficher sur leur visage. Hier s’est achevé pour eux la première partie d’une aventure qui à priori n’avait pas toutes les chances de se réaliser. Hier, le studio Double Fine, connu pour ses jeux point&click à succès tels que Day of the Tentacle ou Grim Fandango, a bouclé sa campagne de levée de fonds. Fonds qui vont servir à produire un jeu dont ils ont le secret mais que tout éditeur aujourd’hui se refuse à financer car jugé dépassé. Position dorénavant pour le moins paradoxale de leur part, car s’il y a une chose que cette campagne a prouvé, c’est qu’il y a toujours un public que ce genre de jeux intéresse, un public qui plus est prêt à payer, chose que l’on croyait rare à l’ère du piratage de masse revendiqué.
Le projet Double Fine Adventure, visant à être financé en partie grâce aux « crowdfunding » – financement par la foule – a largement dépassé son objectif initial de levée de fonds qui était fixé à 400.000 $ en un mois, pour atteindre plus de 3.330.000 $ sur cette même période. En échange de leur investissement, les joueurs recevront au minimum un accès à la Bêta du jeu ainsi qu’une copie dudit jeu, avec en prime des goodies de plus ou moins grande valeur selon qu’ils aient investit plus ou moins dans le projet.
Bref, hier, un développeur de jeux vidéos a reçu plus que ce qu’il ne lui fallait pour produire un jeu selon son envie, et des joueurs ont reçu l’assurance de posséder ce fameux jeu d’un genre qui leur manque tant dans le futur. Hier marque le jour où le modèle du financement par la foule aura été définitivement reconnu comme fiable dans le milieu du jeux vidéo. Un milieu qui se dit fort volontiers handicapé au niveau créativité par la volonté des éditeurs de rendre ses produits génériques ce à la seule fin de les rendre accessible au plus grand nombre pour maximiser les ventes. Et qui voit donc en ce modèle de financement une façon de s’exprimer à nouveau à son plein potentiel.

Mais ce n’est pas ici ce qui nous intéresse. Traversons le pacifique pour aller retrouver les studios d’animation japonnais qui font face à une crise de leur industrie depuis un certain temps. La baisse des ventes, le fansub, le manque de renouveau, l’inaccessibilité de ce marché aux étrangers… Les sujets ne manquent pas pour illustrer la situation peu reluisante des acteurs du milieu qui s’accrochent aux valeurs sûres et aux modèles éprouvés en espérant voir la situation s’améliorer un jour.
Mais la veille de la clôture de la levée de fonds pour Double Fine Adventure aux Etats-Unis, un blogueur britannique vivant au Japon posait ouvertement la question à son public: et si la méthode utilisée par Double Fine était la réponse aux problèmes de l’animation japonaise? Sommes-nous prêts, nous Otakus, à jouer le rôle de micro-investisseurs auprès des studios d’animation?

Illustration par Tetsuo ( http://www.pixiv.net/member.php?id=90993 )

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Brève: Ultime succès de la mission Hayabusa

En juin dernier, un article assez conséquent retraçant l’odyssée d’Hayabusa, sonde spatiale Japonaise, était publié dans ces colonnes, avec à la fin une question restant en suspend: la sonde était-elle parvenue à récupérer des échantillons de l’astéroïde Itokawa, qu’elle avait pour mission d’explorer, malgré les déboires rencontrés dignes d’un des meilleurs animes de mechas? Après des mois passés en procédures de décontamination des capsules de la sonde, la réponse s’est avérée positive. Ce sont près de 1500 grains de poussières d’origine extra-terrestre qui ont été retrouvés prisonniers de la capsule finalement ouverte a annoncé la JAXA, l’agence spatiale Japonaise, le 16 novembre dernier. Les demandes d’obtention d’échantillons affluent des laboratoires du monde entier depuis, les précieux grains de poussières étant plein de promesses pour le monde scientifique.

A titre personnel, je tire mon chapeau a l’équipe de la mission qui a fait l’exploit et de sortir sa sonde de bien des pétrins et de créer une première mondiale avec cette collecte d’échantillons. Et il semblerait qu’il y ait encore de quoi réjouir la communauté scientifique autant que les amateurs d’histoires épiques, puisque seule l’une des deux capsules de collecte de la sonde a été ouverte… Inutile de vous dire que suite à la découverte du contenu de la première, la JAXA a commandé dare-dare l’ouverture de la seconde… Pour laquelle il nous faudra probablement attendre a nouveau plusieurs mois.

J’aurai bien placé une image d’Hayabusa avec les lunettes de Kamina photoshopées dessus accompagnée de la phrase mythique qui va avec pour exprimer mon sentiment sur cette aventure spatiale, mais n’ayant trouvé de sujet suffisamment satisfaisant je me contenterai du fanart ci-dessous:

Illustration par fumotono mikoto ( http://fumotonoya.net/ )

En Vrac 11/12/2010

- Vous vous rappelez de la réponse officielle des gérants d’AnimeHa suite aux histoires causées par leur fermeture brutale? A titre personnel, je trouve que la réponse est honnête, malgré trois points qui me chiffonnent encore. Premièrement, comment se fait-il qu’il aient été les seuls impactés par le changement structurel du réseau de distribution des figurines de Bandai, la concurrence n’ayant encore à ce jour aucun mal apparent à exercer? Deuxièmement, la question de la collecte des adresses mails d’une partie de leur clientèle plus d’autres soutiens externes via le formulaire accompagné de l’explication à l’emporte-pièce qui m’a mis la puce à l’oreille n’est pas évoquée, et il s’agit d’un élément crucial pour moi; connaissant les dérives de ce genre de pratiques, je vais avoir du mal à placer ma confiance envers des personnes les ayant utilisées. Et troisièmement, le ton cordial et tourné vers les fans a du mal à me paraitre sincère à la lumière de certains témoignages postés dans les commentaires de l’article principal, je pense notamment à la personne s’étant plainte de ne pas avoir reçu sa commande malgré qu’elle fut réglée (s’en inquiétant au point de contacter les services juridiques responsables de la liquidation), et à celle nous faisant part des fréquentes fermetures du magasin physique alors qu’il était encore en activité. Mais dans ce dernier cas, c’est parole contre parole, donc difficile de trancher.

- Je n’ai jamais été particulièrement fan du « voyage au Japon » que se sent obligé de faire une bonne partie de la population Otaque, mais j’avoue avoir eu de gros remords en voyant cette annonce de job qu’un membre de ma famille résidant là-bas m’a transmise. Non mais imaginez: un boulot de Webmaster/développeur Web où on demande un natif francophone parlant aussi anglais, qui correspond à mon niveau de qualification (non-cadre), où on demande un fond de culture otaque et qui est payé entre 2200 et 3600 € par mois?! Le bug étant, faut être résident au Japon. Ce que je ne suis pas et ne peux pas me permettre, tant au niveau administratif que financier…
Pourquoi je parle de ce morceau de ma vie ici? Parce qu’a défaut, cela pourra peut-être intéresser quelqu’un dans la blogosphère qui colle mieux au profil d’une part, et que je ne suis pas chien d’autre part. Mais il n’empêche que quand je vois les salaire de misère que proposent les employeurs en France pour le même type de job, quelque part je suis un brin dégouté. Un brin.

- Loin de moi l’idée de critiquer la travail de Notch, créateur de Minecraft, mais je me demande si le monsieur n’est pas en train de se reposer sur ses lauriers après le buzz généré autour de son jeu l’ayant rendu millionnaire. Parce que bon, imposer à ses employés de consacrer quelques heures par jour à jouer à des jeux indies et installer une télé dans la salle de travail pour mater un tournoi de Starcaft 2 pendant les heures de taff, je suis d’accord que c’est un rêve de geek qu’on aurai tord de ne pas réaliser, mais je pense qu’il faudrait redescendre sur terre à un moment ou à un autre. J’ai l’impression que Notch ne réalise pas qu’il est désormais totalement en dehors de la sphère indie et que les attentes du public pour son jeu ont augmenté avec ledit public, et j’ai peur qu’il n’aille droit dans le mur.

- Il semblerai que le DVD et le Blu-Ray de l’OAV de Black Rock Shooter sortiront bien ce mois-ci, la Good Smile Company ayant formellement annoncé la chose sur son site. Je me tâtais pour l’acheter vu le néant scénaristique qu’est cette OAV, mais lorsque j’ai vu le prix (2100Yens) et les bonus, je me suis laissé tenté. Et puis, ça me donnera quelque chose à faire avaler au mange-galettes bleues que j’ai commandé au père Noël pour mon PC.

Une « Affaire » AnimeHa?

Le petit monde des figurines d’anime en France a appris récemment la fermeture d’AnimeHa, site web français d’import de statues, figma et autres maquettes décoratives à l’effigie de nos séries/jeux vidéos préférés en provenance du Japon. Et la raison invoquée de cette fermeture fait hausser quelques sourcils. On peut en effet lire sur la page d’accueil du site le texte suivant:

Suite à la politique des grandes multinationales Japonaises d’interdire l’importation de figurines et produits dérivés du Japon sur le sol Français, AnimeHA ne peut plus exercer !

Hé bé! Une interdiction des japonais d’importer leurs propres produits, carrément? Y’a pas à dire, ces éditeurs sont vraiment des enflu… Heu… Attendez deux secondes là. Comment ça, une « interdiction d’importer leurs propres produits »? C’est juste complètement absurde: j’ai du mal à m’imaginer qu’une société vendant des produits puisse refuser des ventes à toute une section entière de leur marché… D’ailleurs, de quelles « grandes multinationales Japonaises » est-il question? Nulle mention de la part d’AnimeHa, qui se contente de cette petite phrase en guise de justification, puis incite ensuite le visiteur à signer une pétition visant à faire un ultime recours auprès des Japonais.
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Odyssée du Faucon spatial Japonais

A l’heure actuelle au Japon, l’histoire d’une petite sonde spatiale est en train de prendre des dimensions épiques. Et pour cause: « Hayabusa » (faucon en japonais), la sonde en question en a vu, durant son périple de près de 8 milliards de kilomètres dans l’espace, des vertes et des pas mûres. Pannes, incidents techniques, manœuvres qui tournent mal, perte total de contact… Il serai plus facile d’établir la liste de ce qu’il n’est pas arrivé à ce pauvre engin de 500 Kg plutôt que celle des incidents techniques et autres évènements imprévus qui lui sont arrivés. Et pourtant, malgré tout ces malheurs et le fait qu’on l’ai considérée perdue et sa mission un échec plus d’une fois, la sonde a réussi à revenir sur terre. L’on fait volontiers le parallèle entre Hayabusa et les les héros de manga, qui malgré les difficultés se relèvent toujours et vont de l’avant… Epopée d’un petit faucon Japonais que rien ne prédestinait au statut de légende.

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