Epitanime 2010: Compte rendu.
- Mardi 1 juin 2010
- Publie dansanime . jeux video . manga
- ParSmog ShadowSeth
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Je ne suis pas un grand habitué des conventions de Japanime. Je n’ai du en faire, en tout et pour tout et en incluant celle dont je vais vous parler ici, que 4, dont trois Japan Expo: les éditions 2007, 2008 et Chibi Sud 2009. Ayant essentiellement fait des Japan Expo en guise de convention et ayant été lassé par le côté « supermarché pour otaques » qui constitue 90% de leur esprit, j’avais fait un trait sur les conventions en général. Jusqu’à ce que je rejoigne Axel et sa bande de joyeux drilles sur Mumble. Lorsque fut venu le moment pour eux de préparer l’Epitanime 2010, j’ai décidé de me joindre au mouvement, principalement parce que ça me donnerai l’occasion de voir leurs têtes IRL, et aussi parce que les nombreux échos que j’avais eu de cette convention, en commençant par les comptes rendus du Raton à l’époque où son blog n’était pas tombé en déchéance, étaient assez positifs et insistaient sur la différence d’esprit qu’il y avait entre l’épita et les grosses conventions commerciales type Japan Expo.
Et je me retrouve donc vendredi 28 Mai en début de soirée sur le quai d’une gare Parisienne, à essayer de trouver le chemin vers l’Epita, dans cette ville de malades qu’est Paris. En aparté sur la ville en elle-même: je ne sais pas si ce sont les premiers symptômes d’une potentielle agoraphobie qui se manifestent, mais Paris… Je trouve juste la ville oppressante. Trop de monde. Des gens qui foncent, vous marchent dessus sans s’excuser, dont on peut sentir le stress à fleur de peau et qui n’ont plus l’air de savoir ce qu’est la joie de vivre. Je veux dire, merde: Marseille est dix fois plus pourrie que Paris niveau aménagements, circulation, transports en communs et activités, mais je préfère nettement la riante capitale de la pétanque à celle de notre pays dont les habitants ne font que tirer la gueule. Fin de l’aparté.
Cette soirée aura surtout été l’occasion de se réunir entre habitués de Mumble de Twilight, le serveur de jeux d’Axel, autour de bols de Ramens au Lai Lai Ken, et de faire un premier tour sur les lieux de la convention à l’occasion de l’ouverture de la première nocturne. Tour durant lequel nous sommes tombé sur Axel, tout occupé à gérer la visite de Noizi Itô qui cette année fera la fièreté, avec raison, des Haruhistes.
Un mot sur le système d’entrées de l’Epitanime: il suffit de passer une seule fois par l’entrée principale à n’importe quel moment de la convention; on vous remettra alors des bracelets de couleurs correspondant chacun à un accès pour les différentes plages horaires de la convention, qu’il vous suffira de mettre au poignet et brandir aux organisateurs pour entrer à votre guise (et sans faire une queue interminable) en passant par la rue séparant les deux bâtiments de l’Epita. L’avantage étant de pouvoir entrer et sortir à sa guise de la convention sans avoir à repasser chaque jour devant les caisses. En revanche, pour être sûrs que personne ne joue aux petits malins, les bracelets sont solidement bouclés aux poignets des visiteurs par les orgas, de telle manière à ce que ce les visiteurs ne puissent les retirer qu’en les déchirant (ils sont en papier avec une partie bien adhésive qui mal placée peut vous fournir une épilation gratuite…), ce qui les invalide automatiquement. Cela entraîne donc l’inconvénient de devoir porter ces bracelets en permanence durant toute la durée de la convention. Et pour dormir, se changer ou prendre une douche, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique… Mais ce système permet d’éviter la logique de la sortie permanente adoptée par beaucoup de conventions que je trouve assez lourde; c’est donc de bon cœur que j’accepte ces petits inconvénients, surtout vu le nombre de fois qu’il m’a fallu faire des allers-retour entre la chambre d’hôtel et la convention durant le séjour…
Au lendemain samedi 29 Mai, les choses sérieuses commencent avec l’ouverture du forum dans le sous-sol de l’Epita. Forum qui a bien failli ne pas pouvoir ouvrir tout court pour cette édition 2010: la faute à la fosse septique de l’école qui a cause des grosses intempéries de la journée a débordé jeudi soir, en pleine préparation de l’évènement… On ne doit son salut qu’a un membre dévoué qui est allé chercher une pompe de remplacement en Normandie dans la nuit de jeudi à vendredi. Mes respects au Monsieur, car sans lui je n’aurai probablement pas croisé PbSaffran faisant la promotion de sa traduction française des quatre premiers volumes d’Higurashi, qu’il vendait pour la modique somme de 20 €. Il a d’ailleurs vendu la totalité des 100 exemplaires qu’il avait amenés dès la première journée, ne proposant plus qu’un reste de stock de sa première édition du sound novel ne comprenant que les deux premier volumes (et vendus 10€) pour le restant de la convention.
Il m’aurait également été impossible de pouvoir faire un tour au stand fanzine des Haruhis… Ah pardon, on dit: « de la brigade SOS Francophone », où l’une des maid d’Axel vendait les deux premiers volumes du fanzine de l’association plus quelques posters, dont deux se sont vu épuisés dans la journée. Forcément, mettez du Tôhô et une Kyonko en Black Rock Shooter dans une convention de bon goût et sa va se vendre comme des petits pains.
Il y avait également l’ami Corsaire coincé au stand de Manga Pal, une société nipponne dédiée à l’export de Doujins (hentai ou non), distribuant a qui le voulait des flyers publicitaires contenant de magnifiques exemples « d’engrish » (« We deliver books by EMS of guaranteed ». Heu, oui, si tu veux. Bon, on a comprit l’esprit…). Corsaire, parlant couramment japonais, leur servait d’interprète avec les visiteurs-clients. Le dos de leur flyer proposait d’ailleurs de rejoindre l’équipe de Manga Pal, dont l’ambition est non seulement de distribuer des Doujins à l’échelle mondiale, mais également de les traduire dans un maximum de langues.
Au niveau des DVD, mangas, figurines et autres goodies, il y avait pas mal de choix et des prix raisonnables, même si j’ai la sale impression de m’être fait enfler sur le prix de certains mangas… Il y a par contre des choses qui au niveau prix ne m’ont pas trop plus, comme ce T-Shirt avec un personnage d’Ikki-Tousen sérigraphié dessus qui me faisait de l’œil. Je ne connais absolument rien de cette série, si ce n’est que c’est un monument de fanservice. Mais le personnage imprimé sur le T-Shirt était vêtu de façon décente, pour une fois, et prenait une pose qui assortie à ses longs, TRES longs cheveux sombres avait fait craquer l’otaque qui est en moi. Mais le financier qui cohabite avec l’otaque a tout de suite mis un grand coup de frein à cette pulsion consumériste en voyant le prix de la chose: 20€. Mais Argh quoi. 20€ pour un putain de bout de tissu avec un personnage d’anime imprimé dessus? Non merci, il y a des affaires plus rentables qui m’attendent.
L’essentiel de cette journée aura été consacrée à flâner dans le forum, coupée uniquement par un Axel venu nous chercher pour aller voir la projection des dernières OAV de Mahoromatic fansubbée par Darksoul. La salle de projection étant relativement petite, le groupe des ex-Edito + Rafaux a eu vite fait de la remplir, amenant un orga qui passait par là à se demander: « Mais depuis quand y’a du monde ici? » Orga qui nous a temporairement privé de son en marchant sur un câble d’ailleurs. Tsss.
Viens le temps de la seconde nocturne de l’épita, dès 20 heures. Le groupe se disperse en fonction des intérêts de chacun pour telle ou telle activité de la nocturne, le plus gros des troupes partant en direction de la salle dans laquelle les dédicaces de Noizi Itô auront lieu. Ne sachant que faire, et ayant renoncé par avance à suivre les activités des Thalistes à cause des horaires déraisonnables auxquels elles se tenaient (2 heures du matin? Heu, oui mais non, le sommeil, c’est un truc sacré chez moi.), je suis un petit groupe composé de Flavien, Maxobiwan et Valderonce qui décide de passer la soirée sur le stand Digicraft à se fritter sur Melty Blood, le Doujin Game reprenant les personnages de l’univers Typemoonesque de Tsukihime dans un jeu de baston à la SFII. J’en aurai d’ailleurs bien acheté un exemplaire, d’autant plus qu’il paraissait que le jeu devait être en vente à cette Epitanime; le problème étant qu’on a jamais trouvé où: ni sur le stand Digicraft installé à côté de la scène, ni parmi les boutiques ou fanzines du forum… Enfin bon, il paraît qu’une dizaine d’exemplaires sont encore invendus suite à la convention, peut-être pourrai-je en récupérer un…
Durant nos sessions de Melty Blood, le cosplay de nuit se lance, avec comme passage en second un groupe composées de deux cosplayeuses en sœurs Siesta d’Umineko, qui visiblement ont fait leur petit effet… J’ai même eu la chance de les croiser alors qu’elles étaient encore complètement déguisées plus tard dans la soirée, seulement pour constater que la batterie de mon appareil photo avait choisi cet instant précis pour me lâcher. FFFFFFFFUUUUUUUUUU…
Dimanche matin, après avoir croisé un Shikaze transformé en zombie à cause du peu d’heures de sommeil à son actif en ce week-end de fin Mai et avoir vu mes compagnons de chambre filer aussi vite qu’un scout de la chambre après leur réveil pour espérer obtenir la dédicace de Noizi Itô qu’ils n’ont pas réussi à avoir la veille, je me rend paresseusement à la convention pour faire un ultime tour dans le forum. On a profité de ça pour venir tailler le bout de gras une nouvelle fois avec PbSafran, qui nous a donné plus de détails sur sa petite entreprise. Fl4vi3n lui a suggéré en retour des moyens de diffusion pour ses traductions de sound novel.
Garric s’est acheté sur le stand de Manga Pal le dernier exemplaire d’un Doujin ayant Megurine Luka et Ruko pour principaux protagonistes; Doujin dont je soupçonnais qu’il mettait en scène de façon gratuite ces deux demoiselles dans des situations très… intimes, diront nous, annulant du coup mon intérêt pour la chose alors que je suis un assez grand fan des Vocaloids. Sauf que j’ai appris pendant le repas à la cafétéria de l’Epita que de scènes grivoises, il n’y avait point. FFFFFFFFUUUUUUUUUU…
Etant donné qu’il fallait que je m’arrache avant la fin de la convention pour cause de train de retour, j’ai passé une bonne partie de l’après-midi à squatter un banc près du stand de la SOS-dan francophone. L’ami Axel en a d’ailleurs profité pour me faire signer un livre d’or qui serai remit à l’invitée de cette convention, j’ai nommée Noizi Itô. Cette dernière s’est d’ailleurs rendue en fin d’après-midi au stand d’Axel et ses ouailles pour une photo de groupe avec tous les membres présents de la brigade; inutile de vous dire que j’en ai profité pour prendre les miennes, et aussi celles de Keul, qui m’a prié de bien vouloir me servir de son appareil pendant qu’il serai présent dans le groupe d’Haruistes.
L’observation de la scène qui organisait le dernier défilé de cosplay fut la seule activité notable de la journée, avec un groupe de chevaliers nazes de St Seya auquel j’aurai volontiers attribué une mention spéciale si j’avais fait partie du jury.
Après cela, ce fut récupération des bagages stockées dans la chambre d’Axel avant d’aller passer mes dernière minutes à l’Epita compagnies des autres gens qui comme moi attendaient la fin de la journée près du stand des Haruistes. Alors que l’on tentait désespérément de préserver l’intégralité de nos tympans face aux concourants de la compétition de chants ayant lieu à ce moment là sur la scène principale, je remarquait à voix haute (donc à peine audible avec le brouhaha de la convention + le concours de chant) la présence d’un cosplay plutôt bien fait de Misaka de To Aru[...]Railgun. Ce a quoi Mereck, [Error: gender undefined!] maid d’élite N°5 d’Axel, affairé en face de moi sur son sac, a instantanément réagit en me demandant où. J’ai été un brin surpris par la rapidité de la réaction… Comme quoi il y a des mots qui sonnent mieux à nos oreilles que d’autres surtout, quand ils sont, comme on dit sur 4chan, revelant to our interests…
Viens l’heure du départ, les salutations, le périple dans Paris pour rejoindre la gare SNCF. Un ultime fail aura lieu là bas alors que j’étais installé dans le TGV qui aurai dû me reconduire dans les terres civilisées du sud: la motrice arrière a fait « Pouf! C’est tout. », rendant le train HS. Et les agents de la SNCF, incapables de se coordonner, qui nous envoient d’abord sur un autre train en partance pour le sud, pour nous renvoyer ensuite sur une rame affrétée pour remplacer complètement notre défunt train; c’est donc avec une heure de retard que j’ai enfin quitté cette ville de fous.

Noizi Itô, repartant après la scéance photo, le drapeau signé des membres de la brigade sur les épaules
Bilan global de cette Epitanime? Je ne saurai juger par rapport aux autres éditions, étant donné que c’était ma première, mais j’ai bien aimé l’esprit amateur et passionné qu’il y avait derrière. La taille plus modeste de cette convention comparé à une Japan Expo quelconque permet de mieux profiter des différentes activités proposées (sans parler du fait que celles-ci sont juste plus nombreuses au niveau associatif). L’absence relative de Free-huggers et la représentativité moindre des Narutards et autres « fans » de grands shonens réputés pour leur incivilité était également appréciable.
Je n’aurai que quelques petites choses à lui reprocher, comme un manque flagrant de plans et plannings distribuables, qui m’auraient été bien pratiques. Heureusement que je tenais compagnie à des vétérans de l’évènement qui étaient nettement plus au fait des activités et du planning en question que je ne l’étais… La fermeture inopinée des toilettes du second bâtiment a également été peu appréciable, surtout quand on le découvre au moment où on aurai le plus besoin d’en faire usage, mais bon, je suppose que la mise hors service de la fosse septique jeudi dernier y était pour quelque chose et que ça n’avait pas vraiment été prévu par les orgas, qui ont condamné les toilettes à la va-vite avec du ruban de chantier. Dernier grief: le zèle un peu trop prononcé des gens de la sécurité qui fouillaient le moindre sac, la moindre sacoche à l’entrée de la convention. Pour chercher quoi d’ailleurs exactement? Des lames de rasoir au cas où on aurai envie de détourner la convention pour aller l’écraser sur la tour Eiffel? J’aimerai d’ailleurs aimablement rappeler aux organisateur que les seuls habilités à fouiller sans mandat de perquisition les affaires d’un tiers sont les douaniers, et personne d’autre. Or ils n’avaient pas vraiment des têtes de douaniers, vos cerbères à l’entrée… Un peu plus de courtoisie et compréhension (heu? Bon ok je t’ouvre mon sac, je peux comprendre, mais ma VALISE? Mais juste va chier: comme si j’allais y planquer un bombe…) n’aurai pas été de trop; même aux Japan Expo que j’ai faites, le contrôle des effets personnels n’était pas aussi sévère… Et soit dit en passant, s’il s’agissait d’éviter un maximum l’entrée d’objets potentiellement dangereux dans la convention, il aurait fallu commencer par interdire ces objets aux exposants mêmes: il n’était pas rare que je tombe sur un ciseau ou un cutter à portée de main sur un stand du forum… Sans parler du stand qui exposait des Katanas et autres objets contondants finement forgés à la portée de tout le monde! D’autant plus que cette sécurité était toute relative: si vous aviez envie d’amener un couteau, il suffisait de le glisser dans une de vos poches: ils ne fouillent que les sacs…
Ah, et un ultime truc s’il vous plaît:
Le coin-coin pouêt-pouêt. Plus jamais ça. Pitié.




Juste un petit correctif pour le « fansub » de Mahoro, j’insiste sur le fait que cette traduction a été réalisée avec l’autorisation expresse des auteurs, de Gainax, Geneon, TBS, et avec validation de Bow Ditama !
Donc c’est pas juste un simple « fansub », mais bien un truc totalement légitime.
Hahaha le faible, il dort la nuit !
@Amo
Oui. Mais en attendant, je tombe pas malade en mangeant un pauvre hamburger, moi. Après, chacun voit midi à sa porte, hein…