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[Fansub]Funimation est Tsundere pour les pirates

Après les éditeurs de manga en France dont les parution de nouveaux titres coïncident bizarrement avec la diffusion de leur adaptation animée au japon, voici l’éditeur d’animes aux Etats Unis qui utilise du matériel pirate pour mener sa barque.

Funimation, l’éditeur impliqué, risque en effet de se retrouver fort embarrassé par une petite trouvaille faite par un visiteur d’Anime News Network.
Une session d’enregistrement de doublage de Funimation s’est retrouvée sous l’œil de la caméra de America’s Greatest Otaku, une série de documentaires hebdomadaires récemment lancée et financée par Tokyopop, éditeur de manga outre-atlantique, afin de promouvoir la culture otake. La séance de doublage en question portait sur un épisode de Sora No Otoshimono, une série fanservice quelconque comme on en a déjà la pelle.
Ci-dessous, une capture d’écran de l’écran (Yo dawg) de la salle de doublage:

Et ci-dessous, une capture d’écran du même épisode diffusé par la team de « fansub » Horrible Subs:

Oh, les jolis sous-titres strictement identiques, tant par le texte que par la police et la couleur. Conclusion logique: l’épisode affiché par l’écran de la salle de doublage de Funimation, éditeur on ne peut plus légal, n’est rien de moins que l’épisode sous-titré diffusé par Horrible Subs, groupe pirate. Une catégorie d’amateurs de japanime contre laquelle Funimation, en bon éditeur légal, est ouvertement hostile.

Un des argument des défenseurs du Fansub sans limite réside en l’hypothèse que les éditeurs normaux se serviraient en douce des travaux des groupes de Fansub et n’auraient donc aucune légitimité « morale » pour mener leur entreprise. Jusqu’à présent sans exemples concrets pour le soutenir, voilà qu’on risque de le voir ressurgir dans les milieux kikoolol avec cette bavure de Funimation à l’appui; mais fort heureusement, l’argument restera toujours aussi bancal…
Car Horrible Subs est loin de ce qu’on pourrait considérer comme un groupe de Fansub « moral »; c’est à dire dont le but est de faire connaître une série dans son pays afin qu’un éditeur normal s’y intéresse et la diffuse légalement.
Point de cela chez Horrible Subs: leur « travail » consiste juste à pomper les épisodes sous-titrés des séries animées diffusées en simulcast sur CrunchyRoll et les diffuser sur les réseaux pirates, leur seule touche personnelle se limitant à un changement de police et de la couleur de celle-ci. Pas d’implication personnelle dans la traduction, la recherche de raw ou dans l’encodage des vidéos; Horrible Subs incarne le bas du panier du milieu du Fansub, ceux qui ne cherchent même pas à se justifier moralement et veulent leurs séries animées sans dépenser un copek, que ce soit en argent ou en temps personnel.

Cette subtilité à propos d’Horrible Subs pourrai avoir une implication encore plus embarrassante pour Funimation en supposant, bien sûr, que Funimation n’ai pas acheté les droits des traductions de CrunchyRoll, ce qui me parait tout de même improbable pour un éditeur légal, surtout lorsqu’il se risque à laisser une caméra d’un intervenant extérieur se promener dans son studio de doublage.

Reste la maladresse de Funimation d’avoir montré à tout ce que le web compte de fansubbers que du matériel pirate est utilisé pour la production légale; si légalement parlant Funimation ne risque probablement pas grand chose en supposant qu’ils ont achetés tous les droits auprès de CrunchyRoll, moralement parlant par contre avec sa position hostile à l’égard du Fansub, ce dernier risque d’en sortir renforcé vis à vis de sa légitimité morale, l’utilisation de matériel pirate au sein d’un studio légal n’impliquant rien de moins qu’une reconnaissance de l’utilité des réseaux parallèles qu’ils dénoncent eux-même. Certains groupes de Fansub n’hésitent pas d’ailleurs à relever la chose, comme la Team anglophone gg. Voilà qui ne va pas arranger l’image, déjà pas très reluisante, des éditeurs auprès d’une partie de leur public.

HADOPI est enfin prète, tremblez, Fansubbers! Ou pas…?

Ceux qui suivent un tant soit peut l’actualité informatique en France savent depuis quelque temps que la HADOPI, la Haute autorité administrative sensée fliquer le net contre les vilains téléchargeurs, est enfin prête à fonctionner suite à la parution du dernier décret établissant ses modalités de fonctionnement. Mais la machine ne sera lancée qu’en septembre, parce que c’est les vacances là, et qu’il faut pas déconner quand même; les fonctionnaires de la HADOPI ont bien droit à un mois de repos après n’avoir rien foutu à attendre que les décrets tombent.

Je passe sur l’hilarité que le dispositif technique de ce « machin » déclenche dans les milieux informatique et « pirates », et la bien moins drôle perspective d’avenir que nous réservent avec ce truc nos gouvernants qui n’ont aucune pudeur à nous évoquer du DeepPacketInspection directement sur nos box ADSL. Je voudrai surtout aborder ici l’impact potentiel que pourrai avoir ce montage sur notre petit monde de la japanime en France, autour duquel gravitent les distributions illégales de nos séries préférées par l’intermédiaire des teams de Fansub.

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Encore un refrain sur les « pirates » aux airs connus…

C’est la fête en ce moment dans le camp des arriérés technologiques que sont les ayant(droit et autres sociétés vivant de droits d’auteurs:le neuveu fanch’Mit qui veut à tout prix lancer l’usine à gaz d’Hadopi malgré l’absence de décrets d’applications et de logiciels de sécurisation prévus par la loi, la Shueisha qui se fend d’un édito (‘ttention, site avec pubs NSFW) et traitant les scanneurs de mangas de tous les noms et la dernière en date, un article d’Eric P. Sherman, PDG de Bang Zoom de son état, annonçant la mort de l’industrie de l’anime si les gens ne se mettent pas très vite à acheter des DVD par bennes entières.

Qu’est-ce que Bang Zoom? Une société spécialisée dans le doublage US pour les animes, qui voit ses revenus diminuer au fur et à mesure de la chute des ventes de séries aux US, et qui n’est pas content de la tournure que prennent les choses. Mais là encore, il s’agit de fustiger les téléchargeurs illégaux et de jouer, sur un ton qui me paraît presque pathétique, les victimes suppliant qu’on les soutienne afin de pouvoir continuer leur métier de PASSION.

C’est un discours qui a le dont de m’énerver à chaque fois que je l’entend, car il implique rien de moins que de vouloir mettre de côté l’évolution des mœurs et de la demande concernant nombres de médias pour faire du « business as usual » et ne surtout rien changer. Et non messieurs les éditeurs, vendre des films, des séries ou de la musique n’est pas une exception dans le dur monde entrepreneurial: les marchés évoluent en permanence et les exigences des clients avec, comme dans toutes les autres branches de bizness: savoir s’adapter a cette demande et trouver sa place de façon viable avec un modèle économique approprié est une des fonctions sinon la principale des dirigeants d’entreprises, qui est complètement à l’opposé de la philosophie de rentiers que semble avoir beaucoup de monde dans le milieu des « contenus » ludiques, qu’ils viennent de France, d’Amérique ou du Japon.
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