L’Otaku, la Tsundere et le Mangaka
- Jeudi 18 mars 2010
- ParSmog ShadowSeth
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Prenez un otaku gamer blasé, collez-lui une petite amie caractérielle (il parait qu’on dit « Tsundere » aussi), forcez-les à jouer ensemble après l’école dans un manga 4koma et vous obtenez Houkago Play, un manga One Shot par Kurosaki Rendou sortit en 2008.
Ce qu’il a de particulier… Eh ben, pas grand chose. Le simple fait d’être « simple » en fait, de ne pas se prendre la tête avec une intrigue qui se veut SERIOUS BUSINESS et d’aborder une petite histoire romantiquo-humoristique sans prétentions à partir d’un univers de jeux vidéos.
Il n’y a que deux protagonistes: le gamer et sa copine, tous deux accrocs aux jeux vidéos et cette dernière venant taper l’incruste régulièrement chez le mec pour jouer… Enfin, pour lui imposer sa manière de jouer avec force coups de talons (de chaussure comme de pied) sur le crâne serai plus juste.
Rien de bien neuf jusque là me direz-vous avec raison. Mais ce qui fait que Houkago Play pourrai se démarquer du reste des mangas traitant ce genre de relations, c’est malgré le fait que Mademoiselle soit une Tsundere, il est clairement acquis dès le début de l’histoire qu’ils se considèrent comme un couple, à l’opposé du traditionnel tandem chieu… pardon, Tsundere/Héros, où cette dernière préfèrerait mourir plutôt que d’admettre la moindre once de sentiment envers lui. J’ai tellement lu de manga et regardé d’anime où ce schéma relationnel était utilisé jusqu’à en friser l’indécence (et puis des protagonistes qui tournent autour du pot plus que de raison, je ne sais pas vous mais personnellement cela tend à m’agacer plus qu’autre chose) que trouver un manga, même sans grandes prétentions, qui prenne à contrepied la logique Tsundere fut un bonheur.
Mais où se trouve l’intérêt alors, s’ils sont déjà « officiellement » en couple pour une histoire avec deux sous de romance? Simple: admettre ses sentiments est une chose, passer à du concret en est une autre, surtout pour les quasi-nolife qu’ils sont.
Vous l’aurez aussi compris, l’humour est une des composante de cette histoire, même s’il n’est pas de plus subtils et qu’il faudra de solides références de Jeux Vidéo pour saisir le sens d’une bonne partie des scènes (« Va m’acheter Met*l Gear!! »).
N’espérez pas leur coller un nom autre que « la fille » et « le mec » en revanche: s’ils ont des noms, l’auteur ne nous les dévoile pas dans le One Shot.
La fille est également un monument de fanservice: jambes démesurées avec lesquelles elle aime bien punir la chose blasée lui tenant lieu de compagnon et port fréquent de chaussures à talon haut pour bien mettre en valeur celles-ci et poses très suggestives dans l’illustration de chaque début de chapitre. Au moins, on sait que l’auteur est un homme à jambes… Mais c’est une partie que je trouve dispensable; bien que quelque part, cela créé un décalage de taille entre les deux protagonistes qui renforce l’aspect comique de la situation: la fille ayant les dimensions d’un gratte ciel (et quand elle porte ses talons c’est pire) comparé à son copain qui fait plutôt maison de campagne en rez-de-chaussée
Si la qualité du dessin ne casse pas trois pattes à un canard non plus, Houkago Play reste tout de même un One Shot sympathique, fait par et pour les nolife gamers que nous sommes. On pourra regretter que l’histoire ne se limite qu’a un seul volume, même si personnellement je loue l’auteur de ne pas en avoir fait une série à rallonge malgré le petit succès qu’a été ce manga (une figurine de bonne qualité de la fille ayant été fabriquée, cela montre que ce n’est pas un manga si obscur que cela). Il n’est revanche pas sortit hors du japon, et il faudra donc faire appels aux traditionnels circuits parallèles pour se le procurer dans une langue compréhensible.
