Une liste noire pour les mangaka, animateurs et éditeurs trop douillets sur le sujet du « piratage »
- Samedi 28 août 2010
- Publie dansanime . manga
- ParSmog ShadowSeth
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Je pense que tout le monde l’aura remarqué, mais en ce moment plus jamais, il est de bon ton de taper sur tout ce que le net compte de réseaux « pirates ». Entre la Shueisha qui lance une attaque mondiale contre les sites de scantrad et les mangaka qui traitent leurs clients de voleurs immoraux ou leur souhaitent de mourir d’un cancer, je ne sais pas vous, mais moi je me sens habillé pour l’hiver avec toutes ces critiques.
Critiques qui me cassent passablement les oreilles. Non pas que je soit un fervent défenseur du tout gratuit ou fasse partie de ces « fans » qui avancent un « droit d’accès gratuit à la culture » sortit de nul part pour justifier leurs actes tout en envoyant chier les auteurs.
Mais ma frustration est basée sur un constat simple: ce n’est pas tant le public qui a décidé du jour au lendemain de faire la nique aux acteurs de l’industrie rien que pour les embêter que l’immobilisme de ces mêmes acteurs face à la montée en puissance du Web comme vecteur de médias au cours de ces dix dernières années et l’évolution en conséquence de la demande de son public, ne tolérant plus des délais à rallonges et la qualité parfois plus que discutable des éditions officielles. Et pire que tout: cet immobilisme a engendré un réseau alternatif pirate tellement solide qu’il serai parfaitement capable de survivre de lui-même si l’industrie venait à s’écrouler et bon nombre de ses acteurs et utilisateurs le savent pertinemment, raison pour laquelle certain d’entre eux se permettent de narguer les éditeurs en avouant ouvertement télécharger mais ne pas acheter par derrière, pour des raisons souvent fallacieuses.
Si le comportement de ces personnes me donne souvent l’envie de leur filer des baffes, je ne puis toutefois mettre leur responsabilité à égalité avec celles des éditeurs et autres acteurs professionnels du milieu, qui semblent avoir oublié une règle élémentaire du système économique dans lequel nous vivons: c’est à l’offre de s’adapter à la demande, et non l’inverse. Et c’est parce qu’ils ont été incapables de répondre à la demande moderne que le milieu de l’animation et du manga a vu grandir sous ses yeux un réseau de distribution animé par ces mêmes « demandeurs » du marché, initialement pour attirer leur attention sur la présence d’un marché qu’ils pourraient exploiter. Mais c’est une philosophie qui s’est petit à petit diluée au profit de la reconnaissance pure et simple de leur désir de remplacer les acteurs de distribution actuels, soit de façon temporaire en cessant toute distribution une fois la diffusion d’un anime ou d’un manga annoncée par un éditeur légal, soit de façon définitive pour les groupes les moins scrupuleux.
Jusque là relativement apathique à ce sujet, l’industrie se réveille d’un coup en cette année 2010, sous l’impulsion des japonais qui décident enfin de s’intéresser à ce que deviennent leurs produits hors de leurs îles. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un genre de réaction qui a comme un air de déjà vu avec certains ayant-droits concernant une certaine industrie musicale. C’est à croire que dans tous les milieux impliquant des droits d’auteurs, on soit naturellement incapables d’envisager que les temps changent et que ô mon dieu, il faut s’adapter aux conditions du marché… Avec une mentalité pareille, je me suis toujours demandé comment ils avaient réussi à survivre dans ce dur monde de l’économie de marché qu’est le nôtre…
Bref. Il s’agit d’une réponse classique à base de répression et de dénigrement de ceux qui consacrent leur temps libre et leurs compétences à faire le travail qu’ils devraient normalement faire. Et ce genre de réponse me donne de l’urticaire depuis quelques années maintenant…
Le pompon a été décroché par Rei Hiroe, connu pour être l’auteur de Black Lagoon, qui a récemment déclaré sur son twitter qu’il espérait voir mourir d’un cancer tout ceux qui font du téléchargement illégal (attention, lien moyennement sûr pour votre travail).
Il se trouve que j’entre dans la catégorie de population visée par la souhait de Monsieur Hiore, ainsi qu’une très grosse partie, pour ne pas dire la majorité, des amateurs de japanime. J’estime cependant ma pratique du téléchargement être un moindre mal, dans la mesure où la totalité des séries téléchargées pour ma part se retrouve achetée par mes soins dès qu’une édition en un langage compréhensible se trouve à portée de moi et mon portefeuille. Et concernant Black Lagoon, je ne l’ai même pas téléchargé, la réputation de l’œuvre a suffit à me la faire acheter une fois parue en France, et je n’ai pas regretté mon achat. Jusqu’à maintenant. Car j’ai soutenu financièrement quelqu’un qui souhaite ma mort par cancer, et qui me l’avoue ouvertement en public via son compte Twitter. Et ça fait mal au cul. A un point que je ne pouvait rester sans réagir.
Il faut que je fasse quelque chose pour faire clairement comprendre à ces messieurs qu’insulter leur clientèle n’est pas une démarche très constructive, surtout quand on s’assoit sur ses acquis et qu’on ignore superbement l’évolution du marché. Mais quoi? Une pétition de protestation? Vous avez déjà vu une pétition faire bouger quoi que ce soit vous? Répondre à chaque fois par un article au niveau des insultes envoyées? Ça soulage peut-être sur le coup, mais ça ne mène à rien et les acteurs concernés nous ayant déjà démontré l’absence d’une cellule de veille technologique en leur sein, je doute qu’ils soient ne serai-ce qu’au courant qu’un petit bout de web ne l’entend pas de cette manière. Appeler au boycott? Soyons sérieux deux minutes: je ne fait figure d’aucune « autorité » dans le milieu des amateurs de japanime que je fréquente d’une part, et d’autre part quand bien même ce serai le cas, tout le monde n’en fera qu’à sa tête de toutes manières.
J’ai réfléchit plusieurs jours durant à ce que je pourrai bien faire, avant de me rendre à l’évidence que je ne pourrai sans doute pas déclencher une contre-attaque massive et collective à la hauteur de la baffe reçue. D’une part, c’est tout simplement prétentieux de ma part de vouloir faire ça et d’autre part c’était un désir né sous l’impulsion du choc reçu, qui s’est petit à petit atténué à mesure du temps.
Nénamoins, je voulais toujours faire quelque chose au moins à mon niveau, ne serai-ce que pour que cesse ce sentiment de n’être pris que pour un pigeon bon à cracher au bassinet quand on le lui dit et comment. Et j’ai eu cette idée de liste noire.
Concrètement, de quoi s’agit-il? D’une simple liste regroupant les acteurs de la japanime faisant preuve d’un comportement similaire et pour lesquels non seulement je n’achèterai plus les produits qu’ils font, mais ne les téléchargerai ni n’en parlerai sur ce blog ou simplement autour de moi. Et dans la foulée, je rendrai cette liste publique et accessible ici, afin que des gens éventuellement en accord avec mes vues puissent disposer d’une base pour mener ce genre d’action à titre individuel. Et je précise bien: à titre purement individuel. Se faire le porte-parole d’une communauté toute entière quand celle-ci est composée de millions de fragments pas forcément d’accord entre eux est au minimum une douce folie. Libre à vous donc de suivre ou non cette attitude, sachez que je ne jugerai personne à ce niveau, quel que soit le point de vue. Et de toutes manières, qu’est-ce que vous pouvez bien en avoir à faire, de mon jugement?
Revenons à nos moutons. Pourquoi faire ceci? La logique peut sembler simple: limitation des revenus de leurs œuvres, et limitation de la publicité faite autour, à travers les distributions illégales tout comme à travers les circuits « légaux » du bouche à oreille, du blogging ou de la participation à une quelconque aventure communautaire. Elle peut aussi paraitre irréalisable si non-menée à une échelle conséquente, ce que je ne veux pas faire, me voyant mal jouer les chefs d’opérettes et être obligé de condamner ceux qui n’en font pas autant que moi. Même si, soyons honnête, je souhaite vivement qu’elle soit suivie, mais ne me fait guère d’illusions à ce sujet.
Cette action à toutefois pour avantage d’agir directement au niveau individuel. Car en menant ceci, on peut au moins avoir la satisfaction personnelle de ne pas contribuer à la réussite des acteurs concernés. Et on pourra sans doute dire que je me contente de pas grand chose, mais ça me suffit.
Et mettre en ligne cette liste et ces principes permettra à ceux qui veulent faire des actions similaires d’avoir une base.
Je vais terminer cet article en énonçant de façon schématique les règles que suivront cette liste:
Seront inscrits sur cette liste noire:
- Les acteurs professionnels du monde de la japanime s’étant plains ou ayant mené une action contre le piratage.
- Les acteurs ayant fait preuve d’un manque flagrant de respect pour leur clientèle potentielle et réele, à travers leurs propos, leur travail ou leurs actions.
- Ne sont pas concerné par cette liste les acteurs ayant reconnu l’obsolescence du modèle de vente actuel et/ou ayant emprunté des voies alternative pour répondre à la demande actuelle.
Les inscrits peuvent s’attendre à ce que:
- leurs produits ne soient plus achetés
- leurs produits ne soient plus téléchargés ni visionnés d’une quelconque manière, gratuitement ou non
- leurs produits ne soient plus recommandés, critiqués ou évalués de quelque manière que ce soit
Par des personnes:
- Ayant été autrefois clients ou étant clients potentiels car intéressés par leurs produits
- Ayant été malgré cela visé par les propos ou actes des acteurs concernés ou jugeant ces propos ou actes mal venus
La liste sera mise en ligne après avoir regroupé un certain nombre de noms répondant à ces critères. Encore une fois, ceci n’est qu’une action individuelle et je ne lance pas un appel généralisé au boycott de ceux qui seront présent sur cette liste, mais offre la possibilité à ceux qui partagent le même sentiment que moi de manifester leur mécontentement à leur guise.
Va y’en avoir du monde sur la liste
Puisse-t-il avoir souhaité notre mort, ce n’est tout de même pas une raison pour écorcher le nom de ce bon vieux monsieur Hiroe =D
Pas plus que le nom de son œuvre, qui ne prend qu’un seul G x)
@Suryce
Effectivement, coquilles corrigées, merci.
Et la liste va s’appeller Edwige
Si je me cassais le cul à dessiner un manga que des gens pirateront sans me reverser quoi que ce soit, je crois que moi aussi je souhaiterais leur mort.
Parce que si toi, tu achètes les œuvres une fois licenciées, ce n’est pas le cas de la majorité des pirates (dont je fait partie je l’avoue) qui choisiront toujours ne rien payer (et donc ne rien reverser au créateur)
Du coup, ne le prend pas mal, mais je trouve l’idée de ta liste noire ridicule…
Le fait que tu parles de « clients », « produits » et autre mot du champ lexical du commerce donne au moins une idée du niveau où tu situes la culture.
Si à la limite je peux evisager de comprendre le boycotte d’Hiroe, aussi ridicule l’idée soit elle, je ne peux m’empécher de sourir devant le ridicule des critères que tu as choisis.
Vas tu boycotter réellement tous les éditeur jpn qui on fait vider onemanga ? (c’est à dire la quasi totalité ) Vas tu boycotter tous les studios qui font condamner les japonais qui UL des raws sur le net ? (ça arrive très régulièrement au Japon, les loins contre le piratage y étant assez fermes) Vas tu boycotter les mangas Kurokawa, éditeur dont le responsable éditorial porte un T-shirt « nique les scans » en cov’ ?
Si oui tu peux arreter les animes et les mangas pour te mettre au tricot parce que à part dans le milieu amateur (et encore) tu ne trouveras plus grand chose à suivre.
Si oui, chapeau. Mais fais gaffe, au premiers écars j’en connais qui se feront un plaisir de te tomber dessus en force.
@Tetho
Je n’ai peut être pas assez souligné la nuance entre les deux, mais je vais préciser alors: Je fait une nette différence entre les actions concernant ceux qui font du piratage pour « niquer le système » et autres raisons pseudo-rebelles voire pire, en profite pour générer un revenu (le cas de OneManga, MangaFox et tout ces agrégateurs de scans sur lesquels on trouve toujours de la pub et qui en vivent de façon complètement illégale), et ceux qui cherchent avant tout à faire connaitre ces oeuvres hors des frontières nipponnes. Que les éditeurs et autres acteurs du milieu défendent leur pain contre ces gens dont la motivation principale est d’éviter d’acheter quoique ce soit est on ne peut plus normal, et ce n’est pas pour cette raison qu’ils figureront sur la liste. Ce que je condamne, c’est l’amalgame qui est fait entre ceux là et ceux qui restent honnêtes tout en ayant recours au réseau pirate car ne s’accommodant plus des contraintes d’un autre âge, contraintes superbement ignorées par les éditeurs jusque là.
Sur ces critères là, je pense, enfin, j’espère, qu’il y aura bien moins de monde sur cette liste que tu ne le pense. Les éditeurs font la chasse aux agrégateurs de scans? Dans la mesure où les trois-quart d’entre eux se font du blé sur leur dos avec la pub, ce n’est pas moi qui irrai le leur reprocher. Sans parler du fait qu’ils ne se sont pas (encore?) attaqués directement aux teams de scantrad.
On fait la chasse au citoyen japonais qui uploade des raws sur le web? Dans la mesure où il a directement accès au contenu via ses chaines télévisées, je ne peux que donner raison aux éditeurs.
Kurokawa? Là par contre, il risque bien de finir dans la liste: il rempli la condition de l’amalgame, mais j’avais posé une autre condition d’entrée: que rien ne soit fait de la part de l’acteur concerné pour répondre aux demandes du marché, qu’on pourrai résumer à « délais minimums, qualité acceptable et prix raisonnable ». Il faut que je me renseigne sur ce point avant de trancher.
Quant au risque de se retrouver avec plus grand chose à lire/regarder… C’est vrai. Mais entre me priver de choses que certes j’apprécie fortement et continuer à me les procurer tout en se voyant présenter un doigt d’honneur à chaque fois que je passe à la caisse, j’ai fait mon choix.
Culture libre ne veut pas dire gratuite. Et ça ne sort pas de nul part. Je suis sûr que des mecs comme kerouac devaient déjà en parler à leur l’époque. Et le creative commons ne date pas d’hier. Petite parenthèse à part,pour utiliser un langage châtié et fleuri, j’encule kurokawa et les autres et je vous incite tous à pirater comme des porcs. Que ce système de merde ploie sous son poids et que ces mecs se noient dans leurs vomis. Vendre du caca à ce prix là c’est juste indécent. Je sais pas moi, quand t’achètes un Barjavel (en poche pour les pauvres) t’en as pour ton argent. C’est eux qui devraient crever d’un cancer.
Je remercie tout de même l’état qui oeuvre tant pour la culture (aha erm), de nous permettre de découvrir de magnifiques mangas comme les Taniguchi et les Urasawa. Pour nous les pauvres qui ne supportons pas de lire quelque chose sur un écran.
Sinon c’est quand que le site brs ouvre ?
Bonjour,
Le sujet est intéressant, le problème c’est que deux points m’ennuient. Je m’excuse par avance si ce que je raconte est un peu embrouillé ^^
Le premier c’est quand tu englobes la plupart des « pirates » ( je reprends ton terme) sous la même bannière de la mauvaise foi quant à leur justification au téléchargement illégal soit disant parce que c’est admit et vérifié par je ne sait qui, il me semble que tu omets quand même pas mal de cas où finalement d’autres paramètres entrent aussi en compte (faut le vivre pour le savoir et en « apprécier » pleinement la mesure
), peut être aussi qu’il n’y a aucune justification à donner ni comportement négatif à y voir ? J’ajouterais également que finalement ton argument des ayant droit n’ayant pas su évoluer c’est peut être aussi de la mauvaise foi et une autre justification hasardeuse à tout ces téléchargement illégaux telle que tu le dis en début de ton article, car ce n’est pas comme si il n’y avait pas d’effort consenti par ces derniers ( dybex et son streaming gratuit, kaze tv…etc), après on aime/utilise ou pas le service proposé pour X raisons, chacun est libre.
Concernant le second point, et je pense que tu t’en es douté, c’est la pertinence d’une liste de boycott, je trouve ça pas très saint surtout que c’est la porte ouverte à tout les abus et procès d’intentions injustes. Que untel dise ceci ou cela, ce n’est pas vraiment un soucis. Imagines si on avait boycotté un artiste comme Gainsbourg pour ses paroles/gestes^^
Le problème c’est que finalement les propos tenu sur twitter par Rei Hiroe ne sont qu’un coup de colère, un troll, une provocation, ou que sais – je d’autre ? Bref rien qui justifie d’apparaitre sur une liste telle que celle – ci. Il ne fait qu’exprimer son mécontentement face au fansub and co et il en a le droit. Après que justement ces auteurs aient le cerveau formaté ou soient exploité par les ayant droit est autre chose ( on le voit bien avec hadopi en France où même certains artistes en arrivent à défendre un système qui les encule).
Au passage je rappelle le principe de twitter, balancer des propos non réfléchi et « sur le moment » ( on va laisser le bénéfice du doute au monsieur). Je sais pas bien si tu te rends compte de l’importance que tu accorde aux propos de Rei Hiroe ni même de la porté d’une telle liste et de ce qu’elle signifiera, l’impossibilité de pourvoir dire quoique ce soit sous peine de finir dessus, c’est une négation totale de la liberté d’expression/démocratie (ça va de pair) comme dans nos époques les plus sombres. Et je parle même pas des critères que tu énonces, comme si il y avait un comportement honorable et les autres pas, si seulement c’était aussi simple…..
Ta solution va faire plus de mal que de bien, même si je me doute que ton initiative sera un coup d’épée dans l’eau ( enfin j’espère, sans animosité aucune :p ).
Tu pourrais me rétorquer que j’exagère et que je vois le mal partout, je te répondrais que tu n’as pas entièrement tord mais quand même je me dis qu’avec une certaine expérience, propre à chacun d’entre nous, on peut être en mesure de prévoir un peu comment finiront certaines initiatives.
Donc peut être devrait – tu éventuellement revoir les critères de ta liste, je sais ça peut paraitre surprenant vu ce que je viens de dire mais selon moi c’est aussi un peu trop vague et strict comme « règles », donc j’attendrais de voir ce que ça donne avant toute conclusions définitives. Mais je part avec un énorme apriori ^^
Bonne soirée.
Smog ShadowSeth => je rajouterais une nuance à ton dernier commentaire, sans réfléchir au fait qu’un agrégateur soit justifié ou pas. Plus le site est connu plus il faut un serveur conséquent, donc gagner de l’argent pour payer ces derniers et uniquement ça peut être acceptable, maintenant peut être que la manière ne l’est pas et que la meilleurs des solutions est de pouvoir le payer sois même sans exploiter les gens par la pub ou leur demander des dons qui pourraient aller plutôt dans l’achat de ces œuvres.
J’attends juste de voir le jour où un artiste japonnais aura les couilles de distribuer lui même son manga ( numériquement dans un premier temps) et d’être directement payé. Reste à espérer que ce jour là les team de scantrad auront la correction de promouvoir ça correctement en attendant une version Fr officielle.
Si l’attitude de monsieur Hiroe est clairement critiquable et condamnable, et que donc je comprend la réaction, je pense en revanche que faire une telle liste sera assez difficile.
Comment distinguer clairement ces deux types de réactions au piratages que tu énonce et les trier au cas par cas ?
N’est-ce pas encore envenimer les choses, de rentrer en confrontation directe avec eux ?
Pour moi les seules personnes méritant un tel « sort » sont ceux qui, comme Hiroe, ont sorti des propos clairement haineux et profondément stupides.
Mais si tu arrives à me faire une liste ne contenant que des personnes ayant eu ces travers, pourquoi pas…
@Kuro
Si tu pense à une solution type licence globale, ça concrétiserai l’idée de culture libre à laquelle j’adhère pleinnement; mais penser que les artistes puissent vivre d’amour et d’eau fraiche, heu, voilà quoi…
Et si je puis me permettre, ce n’est pas en les piratant que tu leur fait le plus de mal, quoi qu’ils en disent: car avec cette méthode il y a encore un risque qu’elle se transforme en partie en vecteur publicitaire…
@Kabu
J’ai vraiment du mal à voir un quelconque difficulté: un acteur râle contre le piratage d’une manière générale. On regarde d’abord s’il le fait de manière civilisée en ne considérant pas les piartes comme moins que rien. Ensuite, on vérifie si l’acteur en question a fait un quelconque effort dans la direction du marché numérique.
Exemple: Je n’aime pas Kaze à propos de ses positions vis à vis du piratage, qui ont été exposée lors d’un entretient dans le Monde avec Cedric Litardi. Pourtant, ils ont développé KazeTV. Donc, il n’a pas sa place sur la liste pour le moment. Reste à voir comment va évoluer ce service de streaming payant.
@locogitatio
Mauvaise foi, moi? Les solutions alternatives évoquées n’ont même pas un an d’existence. Le Web Haut débit existe depuis 10 ans, et avec lui la volonté des clients de se défaire des contraintes traditionnelles du marché de la japanime. Si tu n’y vois au minimum un petit problème d’évaluation de leur propre marché par les éditeurs, je ne sait quoi te dire…
Ensuite, je crois que tu surestime l’influence potentielle de cette liste et son importance. Il y a déjà le mécanisme d’initiative au demandes actuelles qui sauve déjà pas mal de monde, les éditeurs en tête (comment est-ce que je pourrai mettre la Shueisha dans la liste par exemple, alors que sa branche américaine, VizMedia, propose depuis peu les épisodes de Naruto sous-titrés ANG en streaming?) Il y a un début de conscience qui bien que tardif mérite d’être souligné, et c’est pour cette raison que j’ai introduit cette règle. Mais même sans cela, c’est quelque part justifié: je pense qu’on est tout à fait en droit de se plaindre du piratage quand on offre déjà ce que demande le marché.
Et certains auteurs on beau être échaudés par cette situation, ça n’est pas pour autant qu’ils peuvent se permettre de déverser leur dédain sur leurs acheteurs.
Je pense juste à ce que les éditeurs arrêtent de nous prendre pour des cons et qu’on ait moins la sensation de se faire enculer en passant à la caisse. Quand je lis que le responsable de kurokawa porte un tee-shirt nique le scan, c’est du même niveau que pascal nègre qui défend son bout de pain sur tf1. C’est de la branlette. En plus c’est qui ce mec, un créateur ? non. Au japon c’est moitié prix les manga et je trouve ça déjà trop cher. Faut qu’il revoit son business plan et ses ambitions à la baisse. Quand il aura fait ça il pourra faire ce qu’il veut. Je n’ai jamais lu un scan de ma vie et je trouve ça un peu naze. Mais toujours moins que le discours de ces mecs. Je n’attends qu’une chose c’est que ce marché s’écroule.
>Je n’aime pas Kaze à propos de ses positions vis à vis du piratage, qui
>ont été exposée lors d’un entretient dans le Monde avec Cedric Litardi.
En lisant ça je me dit qu’en fait c’est juste ton ego qui n’apprécie pas de se faire dire ses vérités. Les propos de Litardi n’étaient ni haineux ni agressifs ni quoi que ce soit, il ne faisait que constater une situation.
j’ai clairement l’impression considère le recours au piratage comme légitime pour voir des séries récentes quand il n’y a pas de simulcast ou assimilé. Et c’est une vision déformée puisqu’il reste toujours l’achat des DVD/BD jpn en import, mais ça coute cher, oui c’est la vie mais les animes aussi coutent cher à produire malgré tout et n’ont souvent que leurs ventes pour se rentabiliser.
Il ne faut pas oublier en plus que mettre au point une plate-forme de distribution de contenus en ligne coute cher et qu’a la vitesse où évoluent les modèles sur le net le moindre faux pas peut couter cher. Et les studio et boites de prod jap n’ont pas vraiment les épaules solides, on l’a vu y a peu avec la chute de Gonzo (qui pourtant diffusait ses titres sur youtube et crunchyroll). De notre coté je ne pense pas que Kaze ait généré un quelconque profit avec Kaze TV vu le faible nombre de visionage de chaque ep. Donc oui, forcément les acteurs du milieu sont frileux pour se lancer dans le dématérialisé, y a de nombreux risques et des profits loins d’êtres assurés.
Et pour les éditeurs de mangas la question est ecore plus complexe, les œuvres qu’ils ont l’habitude de gérer ne sont pas adaptées à une diffusion numérique. Ils sont restés tranquilles longtemps mais l’arrivée des e-books et autre iPads va leur faire très mal. Et c’est pas sûrs qu’ils arrivent à suivre.
Quand aux complaintes des acteurs du marché (à tous les niveaux, de l’auteur à l’éditeur fr) sur les pirates, elles sont légitimes. C’est ni plus ni moins que de la concurrence déloyale et ils ne peuvent lutter à armes égales, c’est comme quand les Taxis parisiens gueulent contre les taxi illégaux qui leurs prennent des clients à la sortie de Roissy.
Quand à Hiroe : tu dis avoir apprécié Black Lagoon, manga bien rock’n roll, mais à l’instant où son auteur fait un commentaire bien R’nR dans l’esprit de son œuvre, tu te sens personnellement insulté.
@Tetho
>En lisant ça je me dit qu’en fait c’est juste ton ego qui n’apprécie pas de se faire dire ses vérités. Les propos de Litardi n’étaient ni haineux ni agressifs ni quoi que ce soit, il ne faisait que constater une situation.
Certes le monsieur est resté poli, mais le fond de son discours n’envisage rien de moins que l’utilisation d’HADOPI. Et quand on connais ce merdier en détail, on ne peut qu’éprouver de l’hostilité à l’égard de ceux qui serviront.
> j’ai clairement l’impression considère le recours au piratage comme légitime pour voir des séries récentes quand il n’y a pas de simulcast ou assimilé. Et c’est une vision déformée puisqu’il reste toujours l’achat des DVD/BD jpn en import, mais ça coute cher, oui c’est la vie mais les animes aussi coutent cher à produire malgré tout et n’ont souvent que leurs ventes pour se rentabiliser.
J’utilise déjà ce moyen… Quand il y a des sous-titres dans une langue compréhensible sur le DVD. Ce qui, tu me l’accordera, n’est pas très courant. Le prix n’est pas une question si on aime vraiment. L’OAV de Black Rock Shooter proposait des sous-titres en 7 langues, et je l’ai importé, en faisant bénéficier de l’import 19 autres personnes via une commande groupée au passage.
Après, je vois venir l’argument du « bah pour le reste t’apprend le jap sinon TG » auquel je répondrai: mettre en l’air 5 ans de ma vie pour pouvoir simplement être en mesure de comprendre ce qui reste un produit de consommation non-vital n’est pas un très bon investissement. Encore une fois, je constate le crédo très en vogue chez les ayant-droit qui consiste à dire que c’est la demande qui doit s’adapter à l’offre… On marche sur la tête.
> Il ne faut pas oublier en plus que mettre au point une plate-forme de distribution de contenus en ligne coute cher et qu’a la vitesse où évoluent les modèles sur le net le moindre faux pas peut couter cher. Et les studio et boites de prod jap n’ont pas vraiment les épaules solides, on l’a vu y a peu avec la chute de Gonzo (qui pourtant diffusait ses titres sur youtube et crunchyroll).
Tu m’expliques ce qu’il y a de si cher à la mise en place d’une plate forme de distribution en ligne? Non parce que bon, si c’est un investissement à la portée de centaines de communautés de fansubs qui font ça sur fonds propres et personnels, j’ai beaucoup de mal à concevoir que ça ne soit pas le cas pour un éditeur qui se veux « pro » et ayant donc par définition un peu plus de moyen.
Bon; là où mon raisonnement ne tiens pas, c’est qu’il faut un retour sur investissement impératif pour les éditeurs, contrainte que n’ont les fansubbeurs… Mais que je pense rélisable avec:
- Un abandon pur et simple des diffusions télévisées, sources premières de raws pour le fansub, obligeant le public à se concentrer sur les sources officielles en lignes, payantes ou non
- Une mise en place en place une veille du piratage et envoyer des C&D à la moindre team fansubbant des animes. Rien qu’avec ça, je pense que les 3/4 baisseront leur froc. Les éditeurs de VN le font depuis quelques temps avec pas mal de résultat effectifs, même s’ils frappent aveuglément en touchant des teams qui encouragent, voire rendent obligatoire la possession d’une copie l’égale du VN pour pouvoir le patcher…
- Mettre en place de quoi attirer le chalant (genre proposer un ou deux épisodes gratuits en basse qualité mais rendre le reste haute qualité payant)
- Faire ça avec des animes d’actualité, et non des trucs qui ont déjà été vendus (ce qui est typiquement le cas de KazeTV, tu m’étonnes qu’ils n’aient pas beaucoup de ventes…)
- Proposer des traduction sous-titrées au moins en anglais. S’ils trouvent ça trop cher, à défaut au moins offrir la possibilité à leurs utilisateurs de soumettre des sous-titres dans leur langue et rendre ceux-ci accessible à la lecture/au téléchargement sur la plate-forme légale, ce qui incluerai le fansub dans la boucle économique tout en y enlevant le côté illégal.
> Et pour les éditeurs de mangas la question est ecore plus complexe, les œuvres qu’ils ont l’habitude de gérer ne sont pas adaptées à une diffusion numérique. Ils sont restés tranquilles longtemps mais l’arrivée des e-books et autre iPads va leur faire très mal. Et c’est pas sûrs qu’ils arrivent à suivre.
Heu… Tu dis dans un premier temps qu’ils n’ont rien à faire pour s’adapter car le format de diffusion n’est pas adapté au numérique, mais tu démontre directement l’inverse en parlant des tablettes graphiques dont la mode démarre et qui rendraient la lecture numérique bien plus confortable…
‘Fin bref. Même chose qu’au dessus, sans parler que côté manga papier ils peuvent sans aucun soucis proposer des application sur l’IStore pour lire leurs mangas en ligne et être relativement tranquilles contre le piratage, la plate-forme d’Apple étant entièrement fermée. Et concernant les teams résiduelles, même réponse: veille et envois de C&D. Mais sérieusement, sans même évoquer la mise en place d’alternatives, j’aimerai bien qu’on m’explique ce qu’il y a de compliqué à employer un gus dont le job serai de surveiller le web en permanence et envoyer des mails de C&D aux teams qui ne prennent même plus la peine de devenir « underground » et qu’on peut trouver en une recherche google… Et pourtant, il n’y a guère que les éditeurs de VN qui ont recours à cette solution.
> Quand aux complaintes des acteurs du marché (à tous les niveaux, de l’auteur à l’éditeur fr) sur les pirates, elles sont légitimes. C’est ni plus ni moins que de la concurrence déloyale et ils ne peuvent lutter à armes égales, c’est comme quand les Taxis parisiens gueulent contre les taxi illégaux qui leurs prennent des clients à la sortie de Roissy.
Elles ne sont légitimes qu’au regard des lois concernant les droits d’auteurs. Mais au regard de celles du marché, qui sont mécaniquement au-dessus du reste puisqu’elles sous-tendent notre système économique, qu’on le veuille ou non, elles sont juste complètement dérisoires. Le marché veux telle offre. Le marché n’a pas vu l’offre venir, et des alternatives illégales au sens du droit d’auteur se sont en conséquences créées, mais répondant à cette demande.
Les ayant droit sont restés endormis sur leurs lauriers pendant 10 ans, pensant que leur modèle économique était indépassable. Le réveil est dur pour eux. Donc je ne vois pas pour quelle raison je devrait être compatissant à leur égard et me taire parce que « c’est la loi ». Une loi tellement bien perçue d’ailleurs que des gens tentent de la réformer: le partit pirate, bien que seulement concret en suède, en est le résultat direct.
> Quand à Hiroe : tu dis avoir apprécié Black Lagoon, manga bien rock’n roll, mais à l’instant où son auteur fait un commentaire bien R’nR dans l’esprit de son œuvre, tu te sens personnellement insulté.
Il y a une différence entre la réalité et la fiction il me semble. Et puis, pour pousser ton raisonnement à l’absurde, dans ces condition Hiroe n’aurai même pas eu à se plaindre: gueuler sur des pirates alors que son histoire est basée sur des pirates des temps moderne, nonmaihoilsefoudeki.
Faut pas non plus exagérer. Quand on publie des propos, on doit s’attendre à ce que des gens les lisent.
S’astreindre à un boycott personnel en fonction de propos qu’on juge déplacés, et éventuellement y convier d’autres citoyens, n’est pas une négation de démocratie. (personnellement, je boycotte de nombreux « artistes » et entreprises pour diverses raisons) Le déni de démocratie serait de forcer d’autres à faire de même, ou justement de combattre le fait que d’autres adaptent leurs comportements économiques à leurs convictions politiques.
Anefé, je suis du même avis que le monsieur.
De toute manière, avec Hadopi qui emménage rue du Texel, on est habitués à qu’on se foute de nous.
« - Un abandon pur et simple des diffusions télévisées, sources premières de raws pour le fansub, obligeant le public à se concentrer sur les sources officielles en lignes, payantes ou non »
-> sauf que pour de nombreux japonais, le passage à la télévision est le seul moyen de voir des animes gratuitement et de façon convenable (tous n’ont pas un ordinateur et voir un anime sur un téléphone portable, c’est bof bof)
je répond en vrac parce que si on entre dans la quotewars on s’en sortira plus :
Et puis dans un sens que Hiroe sorte genre de commentaire me rassure, son œuvre est sincère, il n’est pas un de ces auteurs à l’œuvre cool qui se révèle être un pète-sec à l’opposé de ce qu’il créé. C’est un peu comme les « legality COOL COMICS » de HSOTD ou les délires sur les nazis de Hirano Kôta.
-Pour le DVD ton argument n’est pas recevable, il n’y a rien de plus simple que d’ajouter des sous titres sur un DVD. Pas la peine d’apprendre le japonais, il suffit de DL les subs et en 3 cliques ils sont lu en même temps que le disque. On revient donc au vrai problème : le cout de la chose.
-Il y a une différence entre une bande d’amateurs qui fait ça dans son coin sur son temps libre et monter ça de manière pro. Le cahier des charges n’est pas le même, ce que les sites doivent supporter non plus. Et puis il faut la faire valider par les ayants-droits jap qui risquent sinon qu’on refuse leur contenu dessus. Les éditeurs d’anime français sont loin d’être des boites solides financièrement. Encore une fois regarde le nombre de visionage des épisodes d’animes inédits sur KazeTV et tu comprendras que peu de monde est près à payer pour du stream.
- » Un abandon pur et simple des diffusions télévisées » Je vais être gentil : tu ignores TOUT des réalités de l’industrie de l’animation jpn. Abandonner la diffusion TV c’est complètement impensable puisque ça signifie couper les animes de leur public principal. De plus un shift via le net ne changera rien, si il y a un flux, c’est enregistrable et donc diffusable. On le voit bien avec Xam’d sur le PSN ou les anime en stream sur Crunchy.
-Pour l’inclusion des fansubeurs dans la boucle économique, c’est une fausse bonne idée. Toute les tentatives des editeurs de se rapprocher des fansubeurs n’ont pas tenues. Le dernier exemple en date est le fisaco vampire Bund où Dybex a du faire retraduire les eps par des pros tout en payant les kékés amateurs pour une trad non utilisée car ils étaient liés par contrats. Même si les trad pro sont pas toujours du niveau de ce qu’elles devraient être, elles restent largement au dessus des trads des fansubs, fr ou angl.
-les C&D ne font peur que si elles sont suivies d’effets en cas ne non obtenpération. Et pour le moment bien peu de monde en occident a été condamné pour fansubing. Avoir qqun qui fait une veille du net couterait déjà de l’argent, mais être crédible là dessus encore plus puisqu’il faudrait se lancer dans des procédures juridiques ensuite. Et dans ce cas je parle même pas des dégâts à l’image de la boite qui risquerait de passer pour une bande de fasciste.
-Pour les mangas je me suis mal exprimé. Jusqu’a l’arrivée des ebooks ou autres ipads les mangas sur PC, tel portable et autres (à de rares exceptions près pensées pour le format) étaient atroces à lire, et pour des raisons évidentes. Ces plateformes règlent le problème (à 2-3 défauts près comme les pages doubles ou couleurs) mais sont aussi des incitations à pirater, forcément les éditeurs papiers le voient mal. Ensuite y a les formats selon les plateformes, je ne pense pas que les Kindls ont accès à l’Apple store. Et encore une fois tout ça c’est du boulot en plus, de l’argent en plus (les droits numériques étant séparés des droits papiers) pour une rentabilité incertaine.
-A ton délire sur la loi du marché au dessus de la loi je ne répond avec dédain que « bullshit ». Sincèrement.
-L’argument que tu sors a été sorti par un ramassis de crétin sur aroui.fr qui clamait haut et fort qu’il piratait Haruhi en anime parce que c’est dans l’esprit de l’œuvre, que Haruhi elle même ne payerait pas pour son propre anime et que donc lui non plus. Tu ne voudrais pas abaisser le débat à ce niveau, n’est-ce pas
En fait tu me donne l’impression d’oublier une chose : l’auteur reste libre de décider de comment son œuvre est diffusée. Et ça c’est à la foi reconnu par la loi et au dessus de « la loi du marché ». Tu me semble regarder tout le monde du manga et de l’anime de haut et dire que si ils ne diffusent pas leurs œuvres comme TU veux, le piratage est légitime. Et c’est là le truc c’est qu’il ne sera jamais légitime, même si la version offerte par un éditeur fr est médiocre, même si l’œuvre est censurée chez nous, même si 30 ans après la diffusion de l’œuvre dans son pays d’origine elle n’est toujours pas dispo chez nous. Et ça c’est quelque chose que les fansubeurs ou les scanneurs semblent avoir complètement oublié depuis quelques années, et avec eux les fans tout simplement. Si une boite qui créé des VN ne veut pas de version anglaise amateur de ses jeux c’est son droit et il est légitime, quelle que soit sa raison.
Pourtant ne va pas croire que je suis un ardent supporter des majors, de leurs délires et autre lois liberticides qu’elles font voter. Mais il ne faut pas oublier les créateurs, surtout dans le milieu qui nous intéresse tous ici où bien souvent les types sont déjà sous payés. L’attachement à d’anciens modèles peut aussi être du au fait que ce sont ceux qui assurent les meilleurs ventes.
@Tetho
>> -Pour le DVD ton argument n’est pas recevable, il n’y a rien de plus simple que d’ajouter des sous titres sur un DVD. Pas la peine d’apprendre le japonais, il suffit de DL les subs et en 3 cliques ils sont lu en même temps que le disque. On revient donc au vrai problème : le cout de la chose.
Alors je dois être un peu benêt, parce que je n’ai jamais trouvé de fichiers sous-titres à adapter sur un support légal sur le web… Enfin, du moins pour les séries aiguisant mon intérêt.
Quand bien même, cette solution n’est en rien plus « légale » que les fichiers vidéos fansubbés: va demander aux éditeurs de séries américaines ce qu’ils pensent des sites de fansubs qui diffusent seulement des fichiers de sous-titres et ce qu’ils ont déjà pu mener comme actions légales contre eux.
>> -Il y a une différence entre une bande d’amateurs qui fait ça dans son coin sur son temps libre et monter ça de manière pro. Le cahier des charges n’est pas le même, ce que les sites doivent supporter non plus. Et puis il faut la faire valider par les ayants-droits jap qui risquent sinon qu’on refuse leur contenu dessus. Les éditeurs d’anime français sont loin d’être des boites solides financièrement. Encore une fois regarde le nombre de visionage des épisodes d’animes inédits sur KazeTV et tu comprendras que peu de monde est près à payer pour du stream.
Que les pros aient des contraintes supplémentaire par rapport aux amateurs, je ne le nie pas, je l’ai même évoqué dans mon message précédent. Mais qu’on vienne me dire que ces contraintes supplémentaires justifient à elles-seules l’immobilisme des éditeurs sur le secteur me fait doucement marrer. D’ailleurs ce ne sont pas celles-ci qui sont mises en avant pour justifier une difficulté de mise en place, ce sont les contraintes techniques, et sur ce domaine, je sais parfaitement que c’est du foutage de gueule pur et simple. Ou alors, s’ils sont honnêtes et que le pix moyen d’aquisision du mathos et des compétences requises pour mettre en route un tel projet leur est réellement inaccessible, j’aimerai bien savoir par quel miracle ils sont encore en vie aujourd’hui.
>> – » Un abandon pur et simple des diffusions télévisées » Je vais être gentil : tu ignores TOUT des réalités de l’industrie de l’animation jpn. Abandonner la diffusion TV c’est complètement impensable puisque ça signifie couper les animes de leur public principal. De plus un shift via le net ne changera rien, si il y a un flux, c’est enregistrable et donc diffusable. On le voit bien avec Xam’d sur le PSN ou les anime en stream sur Crunchy.
Ah? Il me semblait pourtant que l’animation japonaise était un marché de niche, et comptait surtout sur un public réduit mais dévoué pour vivre, là où la télévision atteind toutes les strates de population dont une large partie n’en a rien à cirer des animes, ou alors juste pour se divertir de temps à autre mais qui se s’inscriront jamais dans la démarche acheteuse typique de l’otaku.
Sans parler du fait que le Japon est l’un des pays en tête du classement mondial pour ce qui est des aménagements en matière de réseaux, débits et accès Internet. Ce n’est donc que mon humble avis, mais switcher de la TV au Web ne sera pas apocalyptique, même si je veux bien céder qu’a court terme cela sera instable (on change pas d’habitudes du jour au lendemain après tout), à long terme cela se stabilisera.
Et malgré ce que tu penses, il est tout à fait possible de mettre en place une diffusion sur le web et empêcher les gens d’en faire une source de diffusion pour le piratage, à condition de faire ça intelligemment. Exit le streaming qu’on peu récupérer en deux coup de cuillère à pot grâce à des petits plugins comme DownloadHelper, et bonjour la marquage numérique des fichiers téléchargés. Il suffirai d’un site de vente en ligne proposant à la vente des fichiers vidéos, qui seraient chacun frappés des identifiants de leurs acheteurs. Combinés à une veille des réseau, il suffit de télécharger les fichiers mis à disposition illégalement sur le web et d’identifier leurs propriétaires. Simple, efficace, et les ayant-droit n’auront même pas besoin de faire appel aux autorités judiciaires. Et ce n’est qu’un exemple bâtard qui m’est sortit de l’esprit.
>> -Pour l’inclusion des fansubeurs dans la boucle économique, c’est une fausse bonne idée. Toute les tentatives des editeurs de se rapprocher des fansubeurs n’ont pas tenues. Le dernier exemple en date est le fisaco vampire Bund où Dybex a du faire retraduire les eps par des pros tout en payant les kékés amateurs pour une trad non utilisée car ils étaient liés par contrats. Même si les trad pro sont pas toujours du niveau de ce qu’elles devraient être, elles restent largement au dessus des trads des fansubs, fr ou angl.
0verflow et le groupe de traduction amateur Sekai Project ont deux mots à te dire. Et ce n’est pas parce que la majorité des tentatives (que je ne trouve pas vraiment nombreuses ni de bonne volonté au passage) ont échouée que cela veux forcément dire que c’est irréalisable. Rien que pour l’exemple que tu donne avec l’affaire DITVB, tu oublie quand même de préciser que Dybex a complètement foiré son coup en embauchant des fansubbeurs kikoolol qui pétaient plus haut que leur cul, à un point qu’on s’en est demandé s’ils avaient parfaitement conscience de ce qu’ils faisaient. Le résultat étant qu’il y ont perdu plus de plumes qu’autre chose, prouvant involontairement qu’ils n’étaient pas fichu d’avoir une vision correcte du marché sur lequel ils opèrent.
Et pour sortir du cadre des animes, je ne dirai qu’un mot: Modding. Les utilisateurs de jeux vidéos trifouillent depuis la nuit des temps dans le code de leurs jeux favoris pour les personnaliser, bien que ce soit strictement illégal. En effet, cela implique de toucher aux composantes techniques du jeu qui sont protégées par le droit dans le cas où il s’agit de logiciels fermés, ce que sont 99% des jeux vidéos. Seulement, plutôt que d’assimiler les usagers de cette pratique à ceux qui copient et diffusent gratuitement sans vergogne leurs œuvres, les acteurs du jv ont été un peu plus intelligent que ça. Si au début c’était condamné, la pratique est devenue rapidement tolérée et les développeurs ont carrément fini par l’encourager en mettant à disposition des utilisateurs des outils pour ce faire, tout en s’assurant que cela puisse se faire dans le cadre légal de la licence d’utilisation. Aujourd’hui, la moddabilité d’un jeu est carrément un argument de vente, et souvent en partie à l’origine du succès ou de la longévité d’un jeu. Warcarft III, ses Tower defense et son DoTA. Civilization IV et sa tétrachiée de mods. Team Fortress II et ses serveurs personnels moddables à souhaits.
Bref, le « ça peut pas coller entre les éditeurs et les fansubbeurs » me ferra toujours autant marrer.
>> -les C&D ne font peur que si elles sont suivies d’effets en cas ne non obtenpération. Et pour le moment bien peu de monde en occident a été condamné pour fansubing. Avoir qqun qui fait une veille du net couterait déjà de l’argent, mais être crédible là dessus encore plus puisqu’il faudrait se lancer dans des procédures juridiques ensuite. Et dans ce cas je parle même pas des dégâts à l’image de la boite qui risquerait de passer pour une bande de fasciste.
Faudrai savoir; ils veulent se débarrasser du piratage, oui ou non? Ils auront beau s’émouvoir tant qu’ils voudront, si leurs paroles ne sont pas suivies d’actes concrets, IE C&D + poursuites, les pirates les regarderont toujours en rigolant et les montrant du doigt. C’est bien de vouloir luter contre le piratage, mais si dans le même temps on a peur de perdre sa clientèle, c’est qu’il y a un lien entre les deux que pas beaucoup de monde n’ose avouer publiquement… Pour le moment ce que je vois surtout, c’est une industrie qui se plaint mais n’a pas les couilles d’assumer les conséquences de ses opinions.
>> -Pour les mangas je me suis mal exprimé. Jusqu’a l’arrivée des ebooks ou autres ipads les mangas sur PC, tel portable et autres (à de rares exceptions près pensées pour le format) étaient atroces à lire, et pour des raisons évidentes. Ces plateformes règlent le problème (à 2-3 défauts près comme les pages doubles ou couleurs) mais sont aussi des incitations à pirater, forcément les éditeurs papiers le voient mal. Ensuite y a les formats selon les plateformes, je ne pense pas que les Kindls ont accès à l’Apple store. Et encore une fois tout ça c’est du boulot en plus, de l’argent en plus (les droits numériques étant séparés des droits papiers) pour une rentabilité incertaine.
J’ai envie de dire « C’est le jeu ma pauvre Lucette! » en lisant ça. L’avenir de ces plates formes sous une forme commerciale légale est incertain, je te l’accorde volontiers, mais cela n’excuse en rien l’immobilisme des acteurs concernés. S’ils veulent continuer à vivre, ils n’ont pas le choix: ils devront embrasser le numérique à un moment ou à un autre. Il y aura des pertes, c’est certain, de la même manière qu’il y a eu quantité de boites et de métiers qui ont disparu, incapables de s’adapter ou ayant eu une mauvaise vision des changements en cours. Mais c’est de cette manière que l’économie vit, la fameuse « loi du marché » dont tu me dit que ce n’est que du bullshit quelques lignes plus loin, tout en me montrant exactement l’inverse sur cette portion de ton texte: les acheteurs vont effectivement s’éloigner de l’offre légale papier si l’utilisation d’une tablette graphique s’avère plus confortable (ne serai-ce qu’en matière de stockage) aux yeux du public/marché et si rien n’est proposé légalement à des conditions raisonnables pour alimenter leurs gadgets tactiles, ils iront voir du côté des pirates. Toute la difficulté pour les acteurs du milieu étant de créer cette fameuse offre demandée, ce qui reste tout de même leur cœur de métier…
>> -L’argument que tu sors a été sorti par un ramassis de crétin sur aroui.fr qui clamait haut et fort qu’il piratait Haruhi en anime parce que c’est dans l’esprit de l’œuvre, que Haruhi elle même ne payerait pas pour son propre anime et que donc lui non plus. Tu ne voudrais pas abaisser le débat à ce niveau, n’est-ce pas
Et puis dans un sens que Hiroe sorte genre de commentaire me rassure, son œuvre est sincère, il n’est pas un de ces auteurs à l’œuvre cool qui se révèle être un pète-sec à l’opposé de ce qu’il créé. C’est un peu comme les « legality COOL COMICS » de HSOTD ou les délires sur les nazis de Hirano Kôta.
Sauf que c’était pas un argument, je me moquais juste gentiment de ce raisonnement à deux balles; je croyait pourtant que la façon dont je terminait cet « argument » était suffisamment évocatrice…
Encore une fois, Hiroe a tout à fait le droit d’être concerné par le problème du piratage, mais de là à souhaiter publiquement une mort horrible à tout ses pratiquants, dont certains dans le lot sont des contributeurs à son compte en banque, il y a une différence de taille. Et le style de son histoire n’excuse en rien ses propos: ses personnages peuvent se permettre d’être « RnR » comme tu dis vu le milieu dans lequel ils évoluent, lui non. Je doute fortement que si ce Monsieur avait tenus des propos aussi « libres » à son éditeur celui-ci aurai tout de même accepté de le publier.
>> En fait tu me donne l’impression d’oublier une chose : l’auteur reste libre de décider de comment son œuvre est diffusée. Et ça c’est à la foi reconnu par la loi et au dessus de « la loi du marché ». Tu me semble regarder tout le monde du manga et de l’anime de haut et dire que si ils ne diffusent pas leurs œuvres comme TU veux, le piratage est légitime
Au niveau de la liberté de l’auteur, ça, c’est la théorie. Dans la pratique, il n’a souvent pas le choix puisque le mode de diffusion lui est imposé par l’éditeur, et quand bien même il l’aurai, là non plus il n’est pas aussi libre que la théorie veux bien le faire croire. Si un mégalo inconnu décide de vendre des planches de dessins pourris et une histoire à chier à 500€ l’unité et qu’il vient se plaindre ensuite que personne n’achète ses œuvres, je crois que ce n’est pas du côté des acheteurs qu’ils faut chercher le problème. Pourtant, il a utilisé à son escient la liberté de diffusion, mais curieusement ça ne marche pas. Doit y avoir un truc… Qui est que tout bêtement aucun acheteur doté de suffisamment de bon sens n’achètera ses œuvres.
Le truc étant, pour retransposer le problème dans la situation actuelle, que le « bon sens » en question est soumis aux aléas de la vie, des progrès techniques ou tout simplement de l’évolution des mœurs. Ce qui fait que des contraintes paraissant raisonnables hier peuvent ne plus l’être aujourd’hui. Tu as beau croire que les adeptes des pratiques actuelles de diffusions illégales sont des cons, ça n’en enlève pas moins leur importance dans la société puisque cons ou pas, c’est toujours eux qui ont la seule maîtrise de leur argent.
Va dire aux traders pariant sur la chute de la Grèce qu’ils ne sont que des cons immoraux qui devraient laisser les Grecs émettre leur dette publique aux conditions qui les arrangent le mieux, je suis sûr qu’ils t’expliqueront, s’ils ne t’on pas foutu dehors à coup de pied dans le derrière, que ceux qui sont en position de force dans cette affaire, ce sont les traders et non les Grecs qui ont un besoin vital de refinancement, et qu’ils ne peuvent donc mécaniquement pas imposer leurs conditions à des acheteurs potentiels, au risque de les faire fuir.
Alors non, ce n’est pas MOI et ma petite personne qui ne souhaite qu’égoïstement voir mes désirs devenir réalité, ce n’est qu’une froide constatation des mécanismes économique de ce monde certes de merde, mais qui n’en reste pas moins celui que nous foulons de nos pieds et dont nous ne pouvons pas nous échapper. Nous y sommes tous soumis, et ce qui m’énerve le plus chez les ayant-droit d’une manière générale est leur prétention à se placer au-dessus de ces contraintes.
>> Et c’est là le truc c’est qu’il ne sera jamais légitime, même si la version offerte par un éditeur fr est médiocre, même si l’œuvre est censurée chez nous, même si 30 ans après la diffusion de l’œuvre dans son pays d’origine elle n’est toujours pas dispo chez nous. Et ça c’est quelque chose que les fansubeurs ou les scanneurs semblent avoir complètement oublié depuis quelques années, et avec eux les fans tout simplement. Si une boite qui créé des VN ne veut pas de version anglaise amateur de ses jeux c’est son droit et il est légitime, quelle que soit sa raison.
Tout est relatif dirait ce bon vieil Albert. Effectivement, c’est leur droit. Mais si après, ils sont trop cons pour refuser à des clients potentiels la possibilité d’acheter leurs produits, je ne suis pas vraiment sûr que ce soit une démarche très constructive d’une part et d’autre part, je suis persuadé que ça leur fera plus de mal que de bien. Parce qu’après, qui est-ce qui va aller dauber sur le compte des japonais? Ceux qui auront été lésés… légitimement ou non.
>> Pourtant ne va pas croire que je suis un ardent supporter des majors, de leurs délires et autre lois liberticides qu’elles font voter. Mais il ne faut pas oublier les créateurs, surtout dans le milieu qui nous intéresse tous ici où bien souvent les types sont déjà sous payés. L’attachement à d’anciens modèles peut aussi être du au fait que ce sont ceux qui assurent les meilleurs ventes.
Je le sais bien qu’il ne faut pas oublier les créateurs: pourquoi crois-tu que j’achète DVD et mangas une fois ceux-ci disponible sur les circuits officiels? Seulement j’aimerai bien qu’ils prennent conscience que les types comme nous ne vont pas pouvoir faire grand chose face aux pratiques actuelles du fansub, et que c’est à eux d’agir pour que la situation se débloque. Et par conséquent arrêter de gueuler en faisant au passage des dégâts collatéraux les déservant plus qu’autre chose car qu’ils le veuillent ou non, il y a des acheteurs légitimes parmi les téléchargeurs. Il est plus que temps qu’ils retournent leurs manches et fassent leur putain de job, sinon je serai le premier à regretter leur disparition.
Il y aurait énormément à dire, à la fois sur le billet et les commentaires, mais le temps me manque. Je vais donc me contenter de réagir aux points les plus aberrants.
Je crois qu’il est illusoire de considérer Internet comme un « marché ». Internet, c’est un énorme terrain de jeu, un vaste parc d’attraction où chacun veut jouer selon ses propres règles. Au milieu, on a les « produits culturels », des contenus mis à disposition, légalement ou non. J’assimilerai ces contenus aux marchands (de glaces, de biscuits, de bonbons…) ambulants de ces mêmes parcs d’attraction. Et le téléchargement illégal, c’est le fait de vouloir se gaver de sucreries gratuitement, jusqu’à plus faim. Peu importe les conséquences pour les marchands et les fabricants. Mais surtout, peu importe toutes les attractions disponibles à côté. Ce qui compte, c’est la sucrerie dans un monde où, en apparence, tout est (et doit rester) gratuit. Les gens n’hésitent d’ailleurs pas à investir des sommes folles dans du matériel numérique, car ce qu’ils veulent désormais, c’est rentabiliser ces achats grâce aux contenus gratuits (légaux ou non). En gros, ça revient à payer la formule « Buffet à volonté » au resto, manger sur place et emmener des restes chez soi dans des doggy bag ou des Tupperware.
Ensuite, il faut éviter les amalgames entre la BD, les animés, la France et le Japon. Ce sont des choses bien distinctes, seules ou couplées entre elles, qui ont chacunes leurs spécificités et leur contraintes. De même que les modes (et les échelles) de piratages ne sont pas les mêmes. Tout au long de vos échanges, vous faites cet amalgame alors que chacun mériterait une discussion spécifique. En outre, on ne peut pas mettre ça au même niveau que la musique. Le cas de la musique est encore unique, car sa spécificité réside dans une utilisation sans contrainte : on peut écouter de la musique dans n’importe quel endroit et n’importe quelle circonstance, avec n’importe quel appareil (à commencer par son téléphone ou la radio de sa voiture) et surtout : en faisant d’autres choses. Là où la lecture ou le visionnage nécessite une concentration accrue. Les enjeux sont donc nettement supérieurs.
Voilà pour les généralités. Plus spécifiquement :
>>Quand bien même, cette solution n’est en rien plus « légale » que les fichiers vidéos fansubbés
Non. Mais au moins les DVD ont été payés.
>>D’ailleurs ce ne sont pas celles-ci qui sont mises en avant pour justifier une difficulté de mise en place, ce sont les contraintes techniques, et sur ce domaine, je sais parfaitement que c’est du foutage de gueule pur et simple.
Tu dis ça comme si les éditeurs s’exprimaient souvent sur le sujet. Or, je les ai toujours trouvé très réservés. Ce sont les consommateurs qui spéculent, juste eux. Quant aux contraintes techniques, tu peux rire : t’en connais beaucoup des modes de diffusions numériques viables et non piratables ?
Sans compter qu’on peut toujours cracher sur les éditeurs français, mais si les ayant-droits japonais n’ont pas inclus de clause sur le numérique dans les contrats de droits, les français pourront toujours vouloir, et même développer la technologie, ils ne pourront pas.
>>bonjour la marquage numérique des fichiers téléchargés.
Quoi ? Mettre des DRM sur les fichiers ?!
Tu sais que leur présence est l’une des excuses les plus fréquentes pour légitimer le piratage, ça ?
>>bonjour la marquage numérique des fichiers téléchargés. Il suffirai d’un site de vente en ligne proposant à la vente des fichiers vidéos, qui seraient chacun frappés des identifiants de leurs acheteurs. Combinés à une veille des réseau, il suffit de télécharger les fichiers mis à disposition illégalement sur le web et d’identifier leurs propriétaires. Simple, efficace, et les ayant-droit n’auront même pas besoin de faire appel aux autorités judiciaires. Et ce n’est qu’un exemple bâtard qui m’est sortit de l’esprit.
Bonne idée ! Hum… Mais j’ai déjà lu ça quelque part… Ah oui ! Dans la procédure d’HADOPI !!!
>>S’ils veulent continuer à vivre, ils n’ont pas le choix: ils devront embrasser le numérique à un moment ou à un autre.
J’ai envie de dire : Pourquoi ? En quoi le numérique est-il une obligation vitale pour la société ? Quand je vois à quel point la société actuelle est tributaire du numérique, moi je flippe. Autant je reconnais bien des avantages au numérique, autant y recourir systématiquement me paraît totalement inconscient.
>>Au niveau de la liberté de l’auteur, ça, c’est la théorie. Dans la pratique, il n’a souvent pas le choix puisque le mode de diffusion lui est imposé par l’éditeur, et quand bien même il l’aurai, là non plus il n’est pas aussi libre que la théorie veux bien le faire croire.
Hiroe est au moins libre d’avoir choisi son éditeur, son mag de prépub, son rythme de travail et, vu les écarts de sa série, je pense qu’on peut largement admettre qu’il est totalement libre de son contenu.
>>ce n’est qu’une froide constatation des mécanismes économique de ce monde certes de merde, mais qui n’en reste pas moins celui que nous foulons de nos pieds et dont nous ne pouvons pas nous échapper. Nous y sommes tous soumis
Mouais… Mouais… Et après tu viens donner des leçons aux ayant-droits sur leur immobilisme ? ;o)
>>Après, je vois venir l’argument du « bah pour le reste t’apprend le jap sinon TG » auquel je répondrai: mettre en l’air 5 ans de ma vie pour pouvoir simplement être en mesure de comprendre ce qui reste un produit de consommation non-vital n’est pas un très bon investissement.
Et donc ? Les ayant-droits auraient dû perdre de l’argent dans des procédés non fiables depuis 5 ou 10 ans (avènement de l’ADSL selon toi et période pendant laquelle ils sont soit disant restés passifs) alors que le Kindle et l’Ipad ne sont apparus que fin 2009 et ne se démocratisent que maintenant en Occident ?
>>Encore une fois, je constate le crédo très en vogue chez les ayant-droit qui consiste à dire que c’est la demande qui doit s’adapter à l’offre…
Sauf que l’offre papier existe, et elle surpasse largement la demande. La seule différence, c’est qu’il faut la payer. Et on en revient à mon début de message : pour la majorité des gens, Internet est et doit rester un grand square gratuit. La boucle est bouclée.
Je terminerai quand même sur une note d’étonnement. Je ne comprends pas qu’on puisse reprocher à Rei Hiroe ses propos haineux sur Twitter et tolérer ceux de Kuro dans les commentaires qui sont tout aussi haineux, mais en plus vulgaires et dénués de tout second degré (car oui, il y en a dans ceux de Hiroe) ? Accessoirement, j’ai tendance à respecter davantage celui qui a le courage de s’exprimer publiquement et sous son vrai nom, avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur son image et ses revenus, plutôt que pour celui qui verse sa bile en se cachant derrière l’anonymat offert par le net (mais pour combien de temps encore ?), indépendamment de toute considération sur la légitimité ou non des propos exprimés.
[Et qu'on ne vienne pas me rétorquer que moi aussi j'utilise un pseudo : ce que je pointe du doigt, ce n'est pas l'utilisation du pseudo, mais la façon de s'en servir.]
Bon courage pour le boycotte, sinon. J’espère que tu tiendras plus le coup que tous ceux qui ont boycotté Panini et qui se sont précipités en librairie en baissant leur froc dès que l’éditeur a annoncé un nouveau Urasawa. ^^;;
@Paille poutre oeil
Internet, un terrain de jeu et non un marché? J’ignorai qu’Amazon, Priceminister, Ebay ou tout simplement Kaze avec sa vente de produit en ligne faisaient ça pour les lulz et non pour en tirer un bénéfice auprès d’un marché.
La comparaison avec un quelconque exemple matériel ne tiens pas, et cela a déjà été expliqué des tonnes de fois en différents endroit mais bon, répétons la leçon: monde matériel = économie de rareté; monde immatériel = économie d’abondance. Ca m’étonnerai que tu puisses dupliquer sans coût tes sucreries à l’infini dans ton parc d’attractions, pourtant c’est qu’il faudrait faire si on veux avoir une comparaison valable.
Cela ne veux pas dire pour autant qu’il n’y a pas de problème pour le marchant immatériel, soyons bien d’accord, mais que pour traiter de cette question je pense qu’il faut d’abord voir en face ce qu’est réellement le téléchargement au lieu de l’assimiler à du vol, qui est une privation de bien, ce que n’est en aucun cas la copie, légale ou non, de données.
Et l’exemple du buffet à volonté est encore plus bancal, puisque ceux qui feraient ça n’auraient absolument rien à se reprocher: c’est le restaurant qui a annoncé « buffet à volonté », et ce que font ses clients avec la nourriture préparée qu’il leur a vendu ne les regarde en rien a a partir du moment où ceux-ci ont rempli leur part du contrat, qui est de payer pour accéder à ce buffet.
Ensuite, je n’arrive pas à voir ce qu’il y a de fondamentalement différent entre un manga et un anime et entre la France et le Japon dans le cas qui nous préoccupe: les deux premier sont tout deux des œuvres intellectuelles qui sont victimes de piratage, et deux suivant sont tout deux des pays ayant dans leurs textes de loi des dispositions protégeant les auteurs de ces œuvres. Même topo pour la musique, et entre parenthèse j’aimerai bien comprendre en quoi une différence d’utilisation entre musique et animes/scans en fait deux problèmes distincts. Et encore entre parenthèses, des qui se concentre exclusivement sur l’écoute de musique et ne l’utilisent pas comme bruit de font, ça existe. Je me surprend régulièrement à cesser toute activité lorsque Tsumugi passe un morceau que j’aime bien, rien que pour le plaisir d’en profiter pleinnement. Et je ne pense pas être le seul a avoir ce genre de réactions.
>> Non. Mais au moins les DVD ont été payés.
Et alors? Je paye aussi dans la méthode que j’utilise actuellement qui est DL + achat dès que dispo dans une langue compréhensible. Tu m’expliques où est la différence?
>> Tu dis ça comme si les éditeurs s’exprimaient souvent sur le sujet. Or, je les ai toujours trouvé très réservés. Ce sont les consommateurs qui spéculent, juste eux. Quant aux contraintes techniques, tu peux rire : t’en connais beaucoup des modes de diffusions numériques viables et non piratables ?
*Cough* ITunes, Steam, Impulse, Amazon.mp3 *Cough* Et encore, ce ne sont que les premiers qui me sont passés par la tête, et parce que j’en utilise régulièrement trois sur les quatre. Et il ne me semble pas que les entreprises derrières ces solutions en ligne soient en faillite, bien au contraire…
Ensuite, très réservés, les éditeurs? Sûr, avec Litardi qui viens parler du problème dans Le Monde et le dirlo de publication de Kurokawa qui porte un T-Shirt « Nique le scan » en pleine Japan Expo, c’est sur qu’il se font tout petit et très discret.
>> J’ai envie de dire : Pourquoi ? En quoi le numérique est-il une obligation vitale pour la société ? Quand je vois à quel point la société actuelle est tributaire du numérique, moi je flippe. Autant je reconnais bien des avantages au numérique, autant y recourir systématiquement me paraît totalement inconscient.
C’est ton avis. Pas celui des millions de clients qui font déjà vivre des plates-formes de distribution en ligne comme celles que j’ai listé plus haut. Nier la réalité et souhaiter qu’elle fut autre ne règlera pas le problème: on appelle ça la politique de l’autruche.
>> Hiroe est au moins libre d’avoir choisi son éditeur, son mag de prépub, son rythme de travail et, vu les écarts de sa série, je pense qu’on peut largement admettre qu’il est totalement libre de son contenu.
On est aussi tous libres de choisir son employeurs et ses conditions de travail, hein. Pourtant, j’ai l’intime conviction que ce sont plus les employeurs qui choisissent leurs « collaborateurs » que le contraire.
Et encore heureux qu’il soit libre sur son contenu! Ou pas? De ce que j’ai entendu des pratiques de l’industrie, il a systématiquement concertation entre les auteurs et leurs managers avant de décider de la suite de l’histoire.
>> Mouais… Mouais… Et après tu viens donner des leçons aux ayant-droits sur leur immobilisme ? ;o)
Bah oui. D’immobilisme par rapport aux règles que j’ai citées, alors qu’on doit tous s’y soumettre sans exception.
>> Et donc ? Les ayant-droits auraient dû perdre de l’argent dans des procédés non fiables depuis 5 ou 10 ans (avènement de l’ADSL selon toi et période pendant laquelle ils sont soit disant restés passifs) alors que le Kindle et l’Ipad ne sont apparus que fin 2009 et ne se démocratisent que maintenant en Occident ?
Coco, il y a une petite différence entre les deux entités: le consommateur, s’il renonce à cette contrainte de langage, il ne va pas en mourir. L’éditeur, s’il renonce aux efforts d’adaptation, il risque très fort de couler. Après, effectivement il fait ce qu’il veux, mais ça ne sera pas sans conséquences, contrairement au consommateur. C’est injuste? C’est la vie.
>> Sauf que l’offre papier existe, et elle surpasse largement la demande. La seule différence, c’est qu’il faut la payer. Et on en revient à mon début de message : pour la majorité des gens, Internet est et doit rester un grand square gratuit. La boucle est bouclée.
La « majorité »… Tu as des preuves? Des études? Par des acteurs autres autre les ayants droit dont les résultat risquent d’êtres biaisés?
Je ne vais pas nier l’existence de gens qui considèrent cette pratique du gratuit illégal comme normale, voire comme un droit. Mais en ayant connu quelques-uns, il ont un autre élément « philosophique » si je puis dire qui est souvent occulté: ils ne paient quasiment pour rien. Juste le minimum vital et ce qu’ils ne peuvent pas obtenir par des combines à deux francs. Je me souvient d’un collègue de bureau qui, étant néophyte en informatique, m’avait demandé conseil pour l’achat de disques dur. Lui montrant quelques modèles de capacité assez conséquente et de qualité prouvée dont le prix oscillait entre 75 et 90 €, la réaction obtenue fut: « Putain les enculés, c’est cher. ». Sachant que ces prix là étaient bien plus intéressant par rapport à ce qu’on pouvait trouver quelques années plus tôt pour un produit comparable, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre sa réaction car à ce prix là je considérait que c’étaient de très bonnes affaires… Mais non, le monsieur a ensuite cherché via ses propres sources et c’est trouvé des disque de capacité légèrement inférieure mais à 35 – 40€, le truc étant qu’ils étaient vieux et que le fabricant n’était pas des plus réputés… Qu’a cela ne tienne, il était tout content et me regardait parfois d’un air compatissant en m’expliquant que je me « faisait enculer par tous ces connards de fabricants » et que je ferrai mieux de l’imiter plutôt que de rester honnête. Et tout ça pour qu’un an plus tard, un des disques acheté par ses soins rende l’âme et qu’il y perde tous ses films et séries téléchargées qui étaient dessus. Le pire étant qu’il a encore trouvé le moyen de se plaindre du fabriquant qui lui avait « vendu de la merde ».
Bref. Ces gens là existent et peuvent être sources de nuisances, c’est vrai; mais de là à dire qu’il s’agit de la majorité dominante, juste non. Ca, c’est un fantasme d’ayant droit que de présenter le net comme un repaire de gens foncièrement malhonnêtes et à la source de tous leurs maux: éliminez toutes les catégories de populations du Web à l’exeption de ces gens là, et le net n’existera tout simplement plus, parce que « mé il fo payé pr un srv lol sal kaptalist j é droi sns payé ». Ce n’est pas eux qui font vivre le web puisqu’ils ne payent rien, ce n’est pas eux qui prennent des risques sur des projets et ce ne sont pas eux qui prennent de leur temps libre pour accomplir quelque chose sur la toile.
>> Je terminerai quand même sur une note d’étonnement. Je ne comprends pas qu’on puisse reprocher à Rei Hiroe ses propos haineux sur Twitter et tolérer ceux de Kuro dans les commentaires qui sont tout aussi haineux, mais en plus vulgaires et dénués de tout second degré (car oui, il y en a dans ceux de Hiroe) ? Accessoirement, j’ai tendance à respecter davantage celui qui a le courage de s’exprimer publiquement et sous son vrai nom, avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur son image et ses revenus, plutôt que pour celui qui verse sa bile en se cachant derrière l’anonymat offert par le net (mais pour combien de temps encore ?), indépendamment de toute considération sur la légitimité ou non des propos exprimés.
Oui, les propos de Kuro sont durs, et si tu veux tout savoir je ne suis pas vraiment d’accord avec certaines de ses vues. Maintenant, est-ce que je dois les censurer pour autant? Légalement parlant, j’en ait pourtant le droit: je suis le proprio du blog. Mais moralement? Ca serai exclure une partie qui a son mot à dire dans le débat. Et je ne pense pas que cela te ferai particulièrement plaisir si je censurait ton post rien que parce que tu as un avis contraire au mien.
Et là pour le coup, c’est moi qui ne comprend pas: la question n’est pas de tolérer ou non les propos de Hiroe sur Twitter, mais de mener une action invitant celui-ci à mesurer la portée de ses paroles. Chacun exprime ce que bon lui semble, mais cette liberté implique l’obligation d’assumer ses propos une fois dits. Et Kuro, tout aussi caché derrière un pseudo qu’il soit, en fera de même ou y sera bien contraint lorsqu’on lui présentera ce post. Oh, et le mythe de l’anonymat, il faudrait cesser d’y croire un peu aussi: Kuro a laissé une adresse IP dans ma base de données en postant ici, et en cas de litige je suis obligé de la communiquer aux autorités, qui n’auront qu’a la croiser avec les logs de connexion de son fournisseur d’accès pour retrouver son adresse physique et lui faire un petit coucou.
>> Bon courage pour le boycotte, sinon. J’espère que tu tiendras plus le coup que tous ceux qui ont boycotté Panini et qui se sont précipités en librairie en baissant leur froc dès que l’éditeur a annoncé un nouveau Urasawa. ^^;;
Tu n’a pas l’air de te rendre compte qu’au vu des critères énnoncés, cette liste risque d’être fortement réduite… Et pour ta gouverne, je suis parfaitement capable de m’y tenir: je le fait très bien pour tous les produits Ubisoft à cause de ses DRM à la con. Et pourtant, ils ont plusieurs trucs qui m’intéressent dans leur catalogue.
PS: j’ai oublié deux points:
>> Quoi ? Mettre des DRM sur les fichiers ?!
Tu sais que leur présence est l’une des excuses les plus fréquentes pour légitimer le piratage, ça ?
Bonne idée ! Hum… Mais j’ai déjà lu ça quelque part… Ah oui ! Dans la procédure d’HADOPI !!!
Il y a DRM et DRM, de la même manière qu’il y a piratage et piratage. Des DRM comme ceux offerts par Impulse, la plate forme de téléchargement jeux de Stardock, je suis à 100% pour. Tu peux lancer ton jeu sans avoir à lancer le bousin comme avec Steam, tu peux télécharger le jeu à volonté depuis les serveurs de stardock et les mises à jour ne te sont pas imposée. La seule chose qu’il fait, c’est vérifier l’intégrité de ta version à chaque fois que tu lance Impulse. Et c’est tout. Et dans ce contexte de piratage, je comprend largement que les éditeurs/développeurs veuillent s’assurer un minimum qu’on ne leur cause pas de tord, mais je le vit très mal dès que c’est moi, consommateur légitime, qui se prend tous les inconvénients de la méthode en pleine tronche, c’est qu’est typiquement le moyen qu’utilise Ubisoft avec son obligation de rester connecter en permanence à ses serveurs pour pouvoir jouer à ses produits, chose que ne fait même pas Steam, pourtant plus contraignant d’Impulse, car disposant d’un mode de fonctionnement hors ligne.
La méthode proposée dans mon exemple en est une qui ne contrarie pas le consommateur: les données de ses identifiants restent encryptés dans le fichier et ne bloquent en rien l’utilisation et la copie de ce dernier par l’utilisateur. Mais si par contre ce fichier est récupéré ou repéré sur des résaux pirates par les ayants-droit, ils peuvent ainsi savoir d’où vient la fraude et agir façon Valve avec Steam: un grand Ban dans la tronche pour non-respect de la licence d’utilisation de leur service en ligne; et s’il y a persévérance, constat d’huissier et envoi des flics à l’adresse du monsieur, adresse qu’il aura laissé en s’inscrivant au service de distribution en ligne… C’est une méthode qui marche du feu de dieu avec Steam et grâce à laquelle ils sont aujourd’hui les premier distributeurs de jeux en ligne mondiaux, j’ai donc beaucoup de mal à saisir pourquoi on ne pourrai pas obtenir un résultat similaire avec les animes et les manga.
Pour résumer, un type qui pirate de l’Ubisoft, je peux comprendre. Un type qui pirate du Stardock, je ne le comprend pas.
Et concernant ta remarque à rpopos de l’HADOPI, tu ne veux pas me traiter de Nazi tant que tu y es?
>>Maintenant, est-ce que je dois les censurer pour autant? Légalement parlant, j’en ait pourtant le droit: je suis le proprio du blog. Mais moralement? Ca serai exclure une partie qui a son mot à dire dans le débat.
Pourquoi tout de suite vouloir avoir recours à la censure ? En fait, te faire traiter de Nazi, c’est un fantasme ?
Blague à part, je m’étonnais juste que tu laisse couler. En tant qu’hôte de ces lieux, tu es tout à fait en droit d’exiger des intervenants qu’ils restent polis (c’est un minimum) et de les rappeler à l’ordre, sinon de leur signifier publiquement que leur propos est limite. Encore une fois, sans remettre en cause les idées exprimées, il y a la façon de le dire. Et ce qui m’a choqué, c’est cette différence de traitement entre deux cas strictement similaire, alors que la thématique du billet était l’application de ta vision de la « justice ». Mais être juste, c’est déjà être équitable.
Pour le reste, je n’ai vraiment pas le temps de répondre pour l’instant. Mais je reviendrais, promis. C’est intéressant (il y a des arguments) et je ne suis pas d’accord
PPO
Je disais donc, vaste terrain de jeu :
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2010/09/01/article_deux-mineurs-de-15-ans-soupconnes-d-avoi.shtml
Toi qui voulais des chiffres : 200 000 inscrits sur la version pirate… Et des arnaqueurs de 15 ans… ça laisse songeur pour l’avenir…
NAZI !
Nul n’est censé ignorer la loi, mais le droit n’est pas enseigné à l’école.
Comment s’étonner de la proportion de kikoolol qui ne voient pas de mal à la contrefaçon ? (voire qui croient être des rebelz en téléchargeant/crackant ?)
Peut-être parce que le problème ne vient pas de l’école mais de l’éducation et de l’exemple donné par les parents ? C’est à eux d’éduquer leur enfant, pas aux profs. Que ces derniers commencent déjà par enseigner correctement le français à nos chères têtes blondes, et que les premiers commencent par ne pas montrer l’exemple en téléchargeant des jeux crackés à installer sur la nouvelle carte mémoire achetée en ligne à l’étranger parce qu’en France c’est interdit. (oui, j’ai des exemples en tête)
Ceci étant dit, j’ai du mal à admettre qu’on soit capable de détourner un jeu comme Dofus en ignorant les enjeux que ça implique ^^;;
Enfin, merci pour le lien. Je suis dans l’ensemble d’accord avec le constat de son auteur, même si je pense qu’il a déjà un ou deux trains de retard dans sa découverte.
Sûr que ce chiffre sortit de son contexte fait peur, mais en faisant un minimum de recherches sur Dofus, on trouve que le jeu compte plus de 25 millions d’inscrits sur les serveurs légaux, ce qui relativise immédiatement la portée de ce serveur pirate… Ca fait 5% du public total de joueur qui a pratiqué la piraterie, et encore, pas de manière gratuite… Et sinon, l’intérêt de me montrer ça, il est où? Car j’y vois plus d’appuis à mes propres dires que les tiens, même si ça serai de la mauvaise foi sans borne que d’affirmer à partir de cet exemple que les pirates ne sont en rien majoritaires. A défaut, ça relativise la portée du phénomène.
Concernant le fait en lui-même, ce n’est pas une première, Blizzard ne doit plus compter le nombre de serveurs privés pirates qu’ils ont démantelés, et pourtant, ils gagnent une confortable masse d’argent avec leur joujou et la très large majorité des joueurs reste sur les serveurs légaux, donc bon…
Edit: Concernant les propos de Kuro, il est vrai que j’aurai dû moins faire un rappel à l’ordre. Ca m’est juste passé complètement au-dessus de la tête, sans doute parce que la perspective de défendre l’industrie sur certain points n’est pas pour me réjouir… ‘Fin bref. Je veillerai à faire le nécessaire la prochaine fois.
Voici un débat fort intéressant, car tombant sur un sujet d’actualité et ne débordant pas dans le troll facile. Je me permettrai donc de balancer quelques réflexions personnelles plus ou moins en rapport avec le bouzin.
Je n’y avais jamais songé, mais j’approuve l’idée selon laquelle l’offre doit s’adapter à la demande, du moins dans notre cas, car si l’offre n’est plus intéressante, la demande risque de disparaître et entraîner avec elle l’offre. Grand retard donc, en effet, du côté des éditeurs. J’ai d’ailleurs un regard assez contradictoire sur eux. D’un côté, ce sont eux qui publient l’oeuvre, qui la traduisent et nous la font parvenir, de l’autre je les considère comme des parasites de l’auteur qui ne fait que récolter des miettes de ce qui aurait dû être sa part de gâteau. Je me demande donc combien touche l’auteur sur, par exemple, un manga vendu en France, dont le tarif ne cesse d’augmenter pour d’obscures raisons économiques. Et pourtant sans son parasite, son hôte dépérirait…
Quoique…
http://www.worldofmakles.com/dotclear/index.php/pages/Participez-au-Gr%C3%A9gothon2
Pourrais-je dire que ce brave Gregory Maklès a tout compris ? Pour, je cite plus ou moins « éviter à l’auteur et au lecteur de se faire plumer », l’on peut refiler directement à l’artiste un peu de sous. Pas d’intermédiaire, pas de problèmes.
Mais, là encore, un quoique s’impose. Je suis, comme je pense une bonne partie des gens, toujours attaché au support physique, ici papier. Je ne me vois vraiment pas me séparer de mes précieux bouquins pour du tout numérique. Et j’ajouterai même que s’appuyer entièrement sur le numérique est une erreur monumentale. Bref, je ne me suis pas encore résolu au fait de payer pour « rien », quelque chose d’immatériel. Tout du moins, payer au prix fort, car Steam m’a convaincu pour sa simplicité (me rappelant le gestionnaire de paquets de certaines distributions Linux), ses promotions et le fait qu’il soit géré par Valve, un développeur. « Directement du producteur au consommateur », pourrai-je dire.
Pour revenir plus près du sujet, il me semble que oui, les propos de l’auteur sont assez disproportionnés. Mais d’un autre côté justifiés. Je ne saurai tout à fait l’exprimer clairement, mais la pensée qui m’est venue, c’est qu’il gagne une misère, qu’il ne veut pas qu’on la lui enlève, normal, mais ce faisant il se condamne à continuer à toucher une misère. Cela n’étant vérifié seulement si son salaire est bas, ce que je suppose d’après me souvenirs de quelques lectures sur les rapports auteur/éditeur au Japon.
Pour mot de la fin, je me permettrai de citer feu Georges Abitbol : « Monde de merde ! »
Ho, et un autre truc auquel je viens de repenser : le choix légal, c’est à dire se conformer à la loi, n’est pas toujours le bon. Il ne faut pas se dire bêtement « je respecte la loi, c’est bien », mais user un peu de son esprit critique et faire le meilleur choix, qui peut être parfois en accord ou hors-la-loi, bravant archaïsme et absurdité.
excellent blog, tes articles sont pour une fois bien écrit comparé& a d’autres ^_^