[Visual Novel]-[Critique]-Muv Luv Extra
- Mardi 8 février 2011
- Publie dansjeux video
- ParSmog ShadowSeth
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Chose promise, chose dûe. Voici donc une critique du premier volet d’une série de VN qui est l’une des étapes obligées pour pouvoir profiter du troisième volet très réputé, si tant est qu’on puisse voir la traduction venir un jour. Pour rappel, le précédent article lié ci-dessus informait de l’interruption de la traduction amateur de Muv Luv Alternative en vue d’une possible publication officielle d’une version internationale, chose actuellement en cours de négociation entre le traducteur amateur à l’origine de la traduction des deux premiers volets de Muv Luv, Irxec d’Amateratsu Translations, et Âge Software, développeur de la série Muv Luv. Et afin d’élargir les chances de succès d’une telle entreprise, je me suis mis en tête d’y contribuer modestement en parlant de cette série de VN, ayant promis notamment de publier un test du premier volet, Muv Luv Extra. Dont acte.
Sortit en 2004, le jeu vous met dans la peau du jeune Takeru Shirogane, lycéen dans son dernier tournant avant la fac, qui va voir sa petite vie chamboulée par le débarquement impromptu de l’héritière d’un puissant groupe industriel qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam et pour lequel il aura bien du mal à se justifier auprès de ses connaissances, en particulier son amie d’enfance et voisine au tempérament parfois un peu court.
Au cours de cette histoire, le héros aura l’occasion de pouvoir se « rapprocher » d’un certain nombre de personnages, qui sont:
Sumika Kagami: L’amie d’enfance sus-citée. Elle connait le héros depuis qu’elle a 5 ans, âge auquel elle a emménagé juste à côté de chez lui et est en conséquence extrêmement familière avec Takeru et se permet d’interférer dans quelques détails de sa petite vie, comme aller lever tout les matins son cul de gros dormeur.
Elle a troujours fréquenté les mêmes écoles que lui et conçoit difficilement de pouvoir vivre une journée sans l’avoir vu au moins une fois, même si c’est pour s’engueuler ou pointer l’un à l’autre leurs défauts respectifs; des conversations qui parfois se finissent façon Love Hina avec un ticket gratuit vers la stratosphère pour le héros, quand ce n’est pas Sumika qui se fait taper en permanence pour sa bêtise. Sumika est également l’heureuse porteuse d’une antenne capillaire expressive qu’il est difficile de manquer.
Meiya Mitsurugi: l’héritière sus-citée, qui débarque un beau matin chez le héros sans crier gare ni expliquer pourquoi. Riche à milliards, son comportement et sa façon de résoudre les problèmes est également à des milliards d’années lumière des méthodes du citoyen lambda et bien loufoque à des égards; ayant été élevée dans une famille on ne peut plus traditionnelle, elle a souvent du mal avec pas mal d’aspect du monde moderne.
Chizuru Sakaki: la Tsundere de service. Déléguée de la classe du héros, elle passe le plus clair de son temps à lui faire réprimande sur réprimande sous divers prétextes, lui reprochant principalement de ne pas être assez sérieux dans son attitude. Porte l’attribut universel pour souligner son aspect « sérieuse »: une grosse paire de lunettes.
Kei Ayamine: l’antithèse de Chizuru. Adepte dévouée de la procrastination et avare en paroles, elle se fait surtout remarquer par ses fréquentes absences en cours, son manque d’inventivité concernant ses excuses pour lesdites absences et sa propension à titiller Chizuru et ses principes bien arrêtés.
Miki Tamase: la loli de service. Incarnation du moe avant l’heure avec son comportement infantile et sa bouille de chat rose. A réserver aux adeptes du party van.
En plus de ces cinq demoiselles, il est possible de jouer la route d’une autre, qui est secrète; je laisse donc le plaisir (Nhihihi…) de la découverte aux gens intéressés. Sumika et Meiya disposent de deux fins différentes, qui ne seront accessible qu’après avoir fait une première fois leur route.
Sur l’histoire en-elle même, elle commence dans un style comique à la limite de la parodie, pour aller crescendo vers le sérieux au fur et à mesure que l’échéance du choix se rapproche, mais vous aurez globalement plus de raisons de sourire en coin que de devoir verser des larmes viriles, la partie « sérieuse » étant relativement courte par rapport au reste. Les éléments induisant cette dernière partie sont cependant distillés petit à petit au cours du récit « comique », de même que certains autres éléments qui à priori ne sont introduits que pour l’effet comique et concernent les suites du Visual Novel. Genre quand on vous demande de calculer le carburant nécessaire à une colonie spatiale en train de s’écraser sur terre pour que son énergie cinétique soit suffisante pour raser le japon. Ou qu’une histoire de chat abandonné se termine par un speech sur la possibilité des univers alternatifs. Ou qu’un cours de physique se transforme en exposé théorique sur un étrange concept d’ordinateur.
Mais le fond en lui-même est-il bien construit au point d’être mémorable? Pas tant que ça. L’histoire est honnête, mais ne va pas vous marquer à la manière des grand titres reconnus. Pourquoi perdre du temps avec alors? Pour les suites, Muv Luv Unlimited et Muv Luv Alternatives, qui elles sont bien plus prometteuses; car il ne sera pas possible d’y comprendre grand chose à ses suites si vous n’avez pas un minimum de connaissance sur la base qui est Muv Luv Extra. Et encore, pour avoir une compréhension globale d’Unlimited et Alternative références incluses, il convient d’avoir joué à un autre titre d’Âge ayant précédé la série Muv Luv:Kimi ga nozomu eien/Rumbling Hearts; de nombreux caméo y font apparition et quelques évènement de Extra ne prendront tout leur sens que si vous connaissez déjà Rumbling Hearts.
N’étant pas spécialement fan des eroge, je n’ai joué à Muv Luv Extra que dans la perspective de pouvoir jouer à Muv Luv Alternative, et il y a fort à parier que ce sera le cas d’une partie des gens potentiellement interssés par Alternative. Chose à savoir: Unlimited est présent d’office avec Extra mais ne se débloquera que si vous avez fait les routes de Sumika et Meiya; ceux qui veulent leur dose de mecha épique n’auront donc qu’a se contenter de ces deux routes, dont les personnages impliqués sont de toutes manières les pivots de l’histoire. Ce qui veux dire que faire les autres routes n’est en rien indispensable pour pouvoir profiter de la suite.
Initialement, Muv Luv Alternative devait sortir en même temps que les deux premiers volumes mais a été retardé, forçant Âge à sortir les deux premier d’abord, puis le troisième trois ans plus tard, en 2007.
Pour finir, j’évoquerai un petit détail qui m’a choqué durant la lecture de Extra: le fanservice est vraiment anecdotique. Sérieusement. Vous pourriez croire que dans un eroge qui est avant tout focalisé sur l’objectif primaire de coucher avec une des donzelles que le lecteur serai inondé de petit teasers sous forme de panty-shot, accident malencontreux se terminant avec le contact involontaire d’une partie intime, perte de haut inopinée pour ces dames, etc. Il y en a certes, mais comparé aux rares autres VN adultes auquel j’ai pu jouer, Muv Luv Extra fait figure de puritain. Mais sans aller jusqu’à le comparer à d’autres VN, c’est simplement l’infériorité de ces éléments comparé à un anime dit fanservice actuel (qui pourtant ne se termine pas avec des scènes de cul explicites!) qui m’a le plus troublé. Comment est-ce possible? Il suffit de regarder la date de production de Muv Luv: 2003. Je suppose que les autres VN de sa génération doivent avoir la même particularité, car il n’y a que l’âge (Hohohohohoh!) qui puisse expliquer ce que j’ai cru percevoir comme un MANQUE alors qu’en fait, ce sont tout simplement les standards « tout public » qui se sont (trop?) élargit entretemps; il n’y a qu’a voir un Strike Witches (lolis en culottes!), un Asobi no Ikuyo (nekomusume et boobs!), un Qwaiser (sans commentaires…) ou que ne sais-je encore dont on nous a abreuvé durant cette année pour s’en convaincre.

Les décoletés que vous voyez ici se situent dans le haut du panier des éléments de fanservice du VN hors scènes explicites. Sérieusement.
Au delà donc de l’histoire ou du sentiment de se taper un passage obligé pour pouvoir profiter d’alternative, ce qui m’aura le plus marqué dans Muv Luv Extra est donc ce décalage de standards qui me fait regarder les plaintes des « vieux cons » de la japanime criant à tue-tête « c’était mieux avant » d’un autre œil. Car pour que j’en vienne à trouver la partie non-explicite (et encore; certaines routes restent très soft dans leur partie explicite) d’un eroge de 2003 plus soft qu’un anime fanservice standard actuel, c’est qu’il doit y avoir un gros problème quelque part…



Bien, je sais ce qu’il me reste à faire avant de jouer à Muv Luv Alternative que vndb place bien haut. Je ne suis pas convaincu par la nécessité de jouer à Kimiga si ce n’est que pour les caméo par contre. « Fanservice anecdotique » -> ok mais ce qui m’intéresserait, c’est de savoir si les « scènes que chacune se doit de passer en appuyant sur ctrl » (admirez la périphrase) sont gratuites ou non.
@Sirius
Si par « gratuites » tu entends « arriver sans aucun prétexte comme un cheveux sur la soupe », pour les routes que j’ai pu faire, ce n’est pas le cas; mais en même temps, je ne me suis focalisé que sur Sumika et Meiya, donc je ne répond de rien concernant les autres.
Concernant Kimiga, c’était vraiment un conseil destiné à ceux qui voudraient éventuellement connaître tout les dessous du VN; a titre personnel je n’y ai pas touché, les plus grosse références ayant l’air d’être présentes dans Extra et moins dans Alternative, qui reste le but de tout ce merdier XD.
Il y a deux autres fins aussi, dont une très fun ^^. L’autre forme de fanservice dont Muv-Luv est perclus, c’est les références (Initial D, Virtual ON etc…).